Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a estimé mercredi que l'élection présidentielle devait avoir lieu sans exigence de quorum si les blocs parlementaires venaient à s'accorder sur une nouvelle loi électorale et à accepter de raccourcir le mandat des députés, prorogé à deux reprises depuis les dernières élections en 2009 et expirant l'année prochaine.
"Si un accord est conclu sur une nouvelle loi électorale et la réduction du mandat du Parlement, les blocs parlementaires devront s'engager à élire un président", a déclaré M. Berry lors de sa rencontre hebdomadaire avec des députés, selon des propos rapportés par ces derniers.
"Si des députés venaient à être absents de la séance électorale, l'élection devra alors se dérouler avec les présents", a-t-il ajouté.
La 39e séance parlementaire consacrée à l'élection d'un nouveau président de la République n'a pu se tenir mardi, le quorum des deux-tiers (86 députés sur 128) n'ayant pas été atteint. Une 40e séance a été fixée au 2 juin 2016.
La présidence est vacante depuis le 25 mai 2014, date de la fin du mandat de Michel Sleiman. Le président de la Chambre Nabih Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière le 23 avril 2014. Celle-ci n'avait pas débouché sur l'élection d'un nouveau chef de l'État, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Tous les tours suivants ont tourné court, faute de quorum.
Par ailleurs, le président de la Chambre a estimé que les élections parlementaires "devaient avoir lieu". "Si les parties venaient à ne pas s'accorder sur une nouvelle loi électorale, nous pouvons organiser des élections sous l'égide de la loi actuelle", a-t-il indiqué.
Dans des propos rapportés par la presse aujourd'hui, M. Berry a estimé que les élections parlementaires pouvaient avoir lieu après la "réussite" dimanche des scrutins municipaux à Beyrouth et dans la Békaa.
Après avoir été reportée lundi, la réunion des commissions parlementaires mixtes, chargées d'étudier les 5 textes de propositions et de projets de loi relatifs à la loi électorale, doit avoir lieu le 19 mai prochain.
"Si un accord est conclu sur une nouvelle loi électorale et la réduction du mandat du Parlement, les blocs parlementaires devront s'engager à élire un président", a déclaré M. Berry lors de sa rencontre hebdomadaire avec des députés, selon des propos rapportés par ces derniers. "Si des députés venaient à être absents de la séance électorale, l'élection devra alors se dérouler avec les présents", a-t-il ajouté.
La 39e séance parlementaire...


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir