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Moyen Orient et Monde - France

Minoritaire sur sa réforme du droit du travail, l’exécutif cherche à passer en force

Le gouvernement a décidé le recours à une arme constitutionnelle, l'article 49-3, lui permettant de contourner l'absence de majorité pour adopter le projet de loi.

Le gouvernement français, mis au pied du mur par la rébellion d'une partie des députés de gauche, s'est résolu hier à faire adopter sans le vote du Parlement la réforme du droit du travail, qui suscite des manifestations à répétition depuis plus de deux mois.
Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé devant l'Assemblée nationale le recours à une arme constitutionnelle permettant au gouvernement de contourner l'absence de majorité pour adopter ce projet, présenté comme la dernière grande réforme du quinquennat du président socialiste François Hollande. Réuni en urgence hier, le gouvernement a donné carte blanche à M. Valls pour engager sa responsabilité. Selon l'article 49-3 de la Constitution, si aucune motion de censure n'est votée, le texte sera adopté sans plus de formalité. Mais l'opposition de droite, minoritaire à l'Assemblée, a déposé dans la foulée une motion de censure, qui sera débattue demain par les députés. Les communistes et le tribun de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon ont aussi appelé à censurer l'exécutif.
La quarantaine de députés socialistes frondeurs, dont les voix étaient nécessaires pour obtenir une majorité sur le projet, doivent se réunir aujourd'hui pour décider « collectivement » leur position. Ils pourraient être réticents à faire tomber le gouvernement, mais leur porte-parole Christian Paul a averti : « L'enjeu d'une motion de censure, ce n'est pas simplement d'exprimer la défiance à l'égard du gouvernement, c'est d'abord de faire en sorte que la loi du travail ne soit pas adoptée. » Une quinzaine d'entre eux ont été reçus hier par M. Valls, dans une vaine tentative de rapprocher les positions.

Une « insulte au peuple »
En dégainant l'arme constitutionnelle de l'article 49-3, déjà utilisée en 2015 pour faire passer une réforme économique portée par le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, le gouvernement – déjà très impopulaire – prend le risque de froisser encore plus son propre camp. Il compromet encore plus les chances de la gauche pour la présidentielle de 2017, alors que M. Hollande est englué dans une impopularité record avec seulement 15 % d'opinions favorables.
La crise a été déclenchée par la réforme qui vise, selon le gouvernement, à donner plus de souplesse aux entreprises pour lutter contre un chômage de masse (plus de 10 %). Mais elle est jugée trop libérale par ses détracteurs, qui craignent une aggravation de la précarité.
Les syndicats réformistes estiment avoir infléchi le texte dans le bon sens, mais les centrales contestataires ne désarment pas. Les manifestations se succèdent depuis deux mois, avec un pic de mobilisation le 31 mars (390 000 manifestants dans toute la France). Depuis, les cortèges se sont réduits et radicalisés, avec plusieurs incidents violents. De nouvelles manifestations sont attendues demain. La contestation a aussi donné naissance à un mouvement social inédit, baptisé Nuit Debout. Ce mouvement a estimé hier que le recours à l'article 49-3 est une « insulte au peuple », un « déni de démocratie », tandis que le syndicat CGT a parlé de « véritable honte ».
(Source : AFP)

Le gouvernement français, mis au pied du mur par la rébellion d'une partie des députés de gauche, s'est résolu hier à faire adopter sans le vote du Parlement la réforme du droit du travail, qui suscite des manifestations à répétition depuis plus de deux mois.Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé devant l'Assemblée nationale le recours à une arme constitutionnelle permettant au gouvernement de contourner l'absence de majorité pour adopter ce projet, présenté comme la dernière grande réforme du quinquennat du président socialiste François Hollande. Réuni en urgence hier, le gouvernement a donné carte blanche à M. Valls pour engager sa responsabilité. Selon l'article 49-3 de la Constitution, si aucune motion de censure n'est votée, le texte sera adopté sans plus de formalité. Mais l'opposition de droite,...
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Minoritaire sur sa réforme du droit du travail, l’exécutif cherche à passer en force LA VENGEANCE DU PEUPLE DE GAUCHE SERA PROPORTIONNELLE A LA TRAHISON DU PARTI SOCIALISTE DEVENUE LA SERVANTE DU MEDEF CETTE DERIVE NEOLIBERALE DU PARTI QUI SE NOMME "SOCIALISTE" SIGNE EN OUTRE LA DECHEANCE INELUCTABLE DE HOLLANDE EN 2O17

Henrik Yowakim

03 h 55, le 11 mai 2016

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Commentaires (1)

  • Minoritaire sur sa réforme du droit du travail, l’exécutif cherche à passer en force LA VENGEANCE DU PEUPLE DE GAUCHE SERA PROPORTIONNELLE A LA TRAHISON DU PARTI SOCIALISTE DEVENUE LA SERVANTE DU MEDEF CETTE DERIVE NEOLIBERALE DU PARTI QUI SE NOMME "SOCIALISTE" SIGNE EN OUTRE LA DECHEANCE INELUCTABLE DE HOLLANDE EN 2O17

    Henrik Yowakim

    03 h 55, le 11 mai 2016

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