Amy Crocker, une mère de famille évacuée de Fort McMurray, portant sa fille Lily (âgée d’un an) dans ses bras, fait ses emplettes dans un centre de donations pour les sinistrés établi à Winding River, dans l’Alberta. Scott Olson/Getty Images/AFP
Les pompiers continuaient hier à protéger les infrastructures des feux de forêts toujours violents dans et autour de la ville canadienne de Fort McMurray, notamment les sites pétroliers, poumon de l'économie de la province de l'Alberta. Les feux avançaient toujours sur les forêts à l'est de Fort McMurray, même si les conditions météorologiques avec un air plus humide, des averses éparses et des vents moins forts freinaient leur avancée, redonnant un peu d'espoir. Ces conditions aident également les centaines de pompiers mobilisés pour contenir les flammes à distance des mines de sable bitumineux des compagnies pétrolières, des bâtiments industriels ou de toutes les infrastructures nécessaires au retour des habitants.
Rachel Notley, Première ministre de la province de l'Alberta, devait donner dans la soirée une estimation des dégâts provoqués par le feu, qui a démarré il y a plus d'une semaine et a forcé l'évacuation de la ville, de plusieurs bourgades autour et des immenses bases de vie des compagnies pétrolières. Après une semaine consacrée à l'évacuation des habitants et la protection des infrastructures économiques, la deuxième phase consiste maintenant à « évaluer les dommages pour mieux appréhender » les priorités, a expliqué Scott Long, directeur des services d'urgences de l'Alberta. « La reconstruction ne va pas être rapide et ne sera pas facile (...), et il est essentiel de s'assurer que cela puisse être fait en toute sécurité », a souligné Ralph Goodale, ministre fédéral de la Sécurité publique, en demandant aux populations de s'armer de patience. Les premières estimations évoquent une facture de 9 milliards de dollars, à laquelle des financements publics contribueront, selon M. Goodale.
Les premières urgences vont se porter sur les transformateurs et équipements d'alimentation électrique, les unités de traitement de l'eau, l'hôpital et les cliniques, les écoles et les services municipaux, autant d'infrastructures nécessaires au retour des habitants, a expliqué Scott Long. Dimanche, la compagnie d'électricité et de gaz Atco a dépêché une équipe de 250 personnes pour remettre en état le réseau, car beaucoup de pylônes en bois supportant des lignes électriques ont brûlé. Le gaz a été coupé dans la ville, et là aussi le réseau doit être sécurisé dans beaucoup de quartiers.
Pour les habitants évacués depuis bientôt une semaine, la vie s'organise dans des centres d'hébergement, des résidences universitaires vacantes avec les congés d'été, des campings ou même des caravanes sur des parkings, et ce à des centaines de kilomètres de Fort McMurray. Hier, les écoles d'Edmonton, capitale de l'Alberta, et de Calgary avaient proposé 12 000 places pour les enfants des familles évacuées.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine