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Moyen Orient et Monde - Conflit

Zawahiri lance un appel à l’unité des jihadistes en Syrie

L'artillerie turque déployée près de la frontière syrienne a tué 55 membres de l'EI.

Encouragées par l’arrêt des bombardements, des familles ont regagné leurs foyers et les écoles ont rouvert dans le secteur rebelle à Alep....

Les jihadistes de Syrie doivent unir leurs forces, plaide à nouveau le chef de file d'el-Qaëda, Ayman el-Zawahiri, tout en fustigeant l'État islamique (EI) dans un enregistrement sonore diffusé hier sur Internet. « L'Unité des moujahidine du Cham (la Syrie) est nécessaire pour que le pays soit libéré des Russes et des croisés occidentaux. Mes Frères (...), c'est une question de vie ou de mort ! » dit Ayman el-Zawahiri. Il souligne toutefois les divergences idéologiques entre son organisation et les membres de l'EI, qu'il qualifie d'« extrémistes et de renégats » et dont il condamne les méthodes et les croyances. L'enregistrement n'a pas été authentifié, mais la voix semble être celle du médecin égyptien, qui a succédé à Oussama Ben Laden. Son précédent message datait de janvier, mais il avait déjà lancé en novembre un appel à la formation d'un front islamiste uni en Syrie.
Sur le terrain, l'artillerie turque déployée près de la frontière syrienne a tué 55 membres de l'EI dans le nord de la Syrie, ont rapporté hier les agences de presse turques Dogan et Anatolie. L'artillerie turque a visé samedi soir des positions de l'EI au nord de la ville d'Alep, détruisant également trois rampes de lancement de missiles et trois véhicules, ont précisé les agences, des informations impossibles à vérifier indépendamment dans l'immédiat. Ces bombardements interviennent alors que plusieurs salves de roquettes meurtrières, attribuées par les autorités turques à l'EI, ont ensanglanté la ville frontalière turque de Kilis ces dernières semaines.

« Retournés à l'école »
Parallèlement, trois civils ont été tués hier à Alep par des tirs de roquettes du secteur rebelle sur les quartiers tenus par le régime dans cette ville divisée du nord de la Syrie, où une trêve est globalement respectée depuis cinq jours, selon une ONG. Trois civils, dont une femme et un enfant, ont péri et 15 autres ont été blessés dans des tirs d'insurgés sur plusieurs quartiers du secteur ouest de la ville qui est sous le contrôle du régime de Bachar el-Assad, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) qui fait état de blessés graves.
Il s'agit des premiers morts rapportés depuis l'entrée en vigueur jeudi d'une trêve temporaire sous l'impulsion de Moscou et de Washington entre régime et rebelles dans la deuxième ville du pays. Encouragées par l'arrêt des bombardements, des familles ont regagné leurs foyers et les écoles ont rouvert dans le secteur rebelle. « Grâce à Dieu, les bombardements se sont arrêtés et nous sommes retournés à l'école », confiait pendant le week-end Ahmad, un écolier de primaire dans la partie orientale d'Alep, tenue par les rebelles. « Nous avions fui car il y a eu des massacres ici, les raids aériens (du régime) étaient inouïs », a affirmé Abou Mohammad, père de six enfants, dans le quartier de Kallasseh, espérant ne pas devoir se déplacer de nouveau. Les commerces et les écoles ont également rouvert dans les quartiers rebelles, soumis pendant une dizaine de jours à des raids aériens intensifs du régime.
La guerre se poursuivait toutefois sur d'autres fronts dans la province d'Alep ainsi que dans les gouvernorats de Deir ez-Zor, de Damas, de Homs et de Deraa, entre régime et rebelles, régime et jihadistes ou encore entre insurgés et jihadistes venus en grande partie de l'étranger.

Fronts de guerre
Dans la province centrale de Homs, des combats étaient en cours entre des soldats et l'EI près du champ gazier d'al-Mahr. Dans le nord de la province d'Alep, six personnes, dont des femmes et des enfants, sont mortes dans des frappes nocturnes menées vraisemblablement par des avions de la coalition sur deux fiefs de l'EI, et 12 jihadistes de l'EI ont péri dans une bataille contre des rebelles, selon l'OSDH.
Par ailleurs, le coordinateur du Haut Comité des négociations (HCN), réunissant les principaux groupes de l'opposition, Riad Hijab, a appelé le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon « à une intervention du Conseil de sécurité pour garantir la sécurité des détenus de la prison de Hama ». Les prisonniers, pour la plupart politiques, s'opposent à leur transfert vers un pénitencier de la région de Damas où auraient été exécutés de nombreux détenus.
(Source : agences)

Les jihadistes de Syrie doivent unir leurs forces, plaide à nouveau le chef de file d'el-Qaëda, Ayman el-Zawahiri, tout en fustigeant l'État islamique (EI) dans un enregistrement sonore diffusé hier sur Internet. « L'Unité des moujahidine du Cham (la Syrie) est nécessaire pour que le pays soit libéré des Russes et des croisés occidentaux. Mes Frères (...), c'est une question de vie ou de mort ! » dit Ayman el-Zawahiri. Il souligne toutefois les divergences idéologiques entre son organisation et les membres de l'EI, qu'il qualifie d'« extrémistes et de renégats » et dont il condamne les méthodes et les croyances. L'enregistrement n'a pas été authentifié, mais la voix semble être celle du médecin égyptien, qui a succédé à Oussama Ben Laden. Son précédent message datait de janvier, mais il avait déjà...
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CE TYPE PARLE DE LA LUNE OU IL A ATTERRI...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

19 h 53, le 09 mai 2016

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Commentaires (2)

  • CE TYPE PARLE DE LA LUNE OU IL A ATTERRI...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 53, le 09 mai 2016

  • Zawahiri lance un appel à l’unité des jihadistes en Syrie POUR COMBATTRE LES REBELLES SYRIENS MODEREES?

    Henrik Yowakim

    17 h 55, le 09 mai 2016

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