Mme Hamadé avec le père Camille Moubarak, le cheikh Ali Zeineddine et Zeina Ammar Houri.
L'ancienne ministre de l'Industrie, Leila Solh Hamadé, a visité samedi l'Université arabe de Beyrouth (UAB) pour prendre part à un débat intitulé « Success story ». Étaient présents le recteur de l'université, Amr Jalal Adaoui, les doyens des facultés, ainsi que plusieurs personnalités politiques, académiques, économiques et sociales.
Après un court-métrage retraçant le parcours de l'université et un mot de bienvenue de Zeina Ariss Houri, responsable des relations publiques à l'UAB, Mme Hamadé a pris la parole pour rendre hommage à son père, l'ancien Premier ministre Riad el-Solh.
Mme Hamadé a, par ailleurs, souhaité l'élection d'un nouveau président de la République et la révision de l'accord de Taëf. « Je suis pour le non-cumul des fonctions de député et de ministre, et la distanciation de l'armée et de la Banque centrale du champ politique », a lancé l'ancienne ministre, avant de poursuivre : « Il n'est pas normal que les chefs de guerre soient les leaders de la paix et les responsables actuellement en exercice devraient quitter leurs postes pour donner la chance à de nouvelles personnes pour prendre la relève. »
Sur un autre plan, Mme Hamadé a rappelé les critères régissant les activités de la Fondation al-Walid ben Talal. « Il s'agit notamment des priorités dans le développement, l'éducation et la santé, loin de toute forme de discrimination religieuse, confessionnelle, ou entre régions », a-t-elle souligné avant d'exhorter les jeunes à ne pas émigrer pour contribuer à l'éveil du Liban.

