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Dernières Infos - Liban

Législation de nécessité : Berry fait marche arrière

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a fait machine arrière lundi au sujet de la tenue d'une séance plénière de la Chambre consacrée à la "législation de nécessité", qu'il voulait convoquer, concédant à ses détracteurs la primauté de l'examen de la loi électorale.    

"Vous ne voulez pas de législation, même de nécessité, sans texte de loi électorale. Mais j'ai entre mes mains 17 textes, la plupart ayant pour objectif d'infliger une défaite à l'équipe adverse, sans se soucier du Liban", a lancé M. Berry lors d'un point de presse, à l'adresse des formations qui s'opposent à une séance législative sans loi électorale en tête de l'ordre du jour.

Les blocs chrétiens, toutes tendances confondues, soutenus par le Courant du Futur, refusent que soit repris le travail de législation tant que le projet de loi électorale n'a pas été placé à la tête de l'ordre du jour.

"Je vais appeler une nouvelle fois les commissions mixtes à étudier tous ces textes, et à répondre essentiellement à deux questions : la taille des circonscriptions et le mode de scrutin", a-t-il ajouté. Et d'insister: "Travaillons et étudions ces propositions, même si au final trois textes seront retenus, pour pouvoir aller ensuite au Parlement".

M. Berry a répété que "la Chambre a le droit de légiférer au niveau de tous les dossiers". "Mais je ne la convoquerai plus avant que les commissions mixtes n'aient fini l'examen des 17 textes en questions", a-t-il martelé.

Et de conclure : "une nouvelle loi électorale a besoin de consensus, comme tous les autres dossiers concernant le pays, et je vais convoquer les commissions mixtes à se réunir au plus tôt".

Le Liban étant sans président de la République depuis le 25 mai 2014, de nombreux responsables s'opposent toujours à toute activité normale de législation du Parlement avant que celui-ci n'ait élu un chef de l'Etat. Ils craignent que cela ne mène à une normalisation et une prolongation de la vacance à la magistrature suprême.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a fait machine arrière lundi au sujet de la tenue d'une séance plénière de la Chambre consacrée à la "législation de nécessité", qu'il voulait convoquer, concédant à ses détracteurs la primauté de l'examen de la loi électorale.    
"Vous ne voulez pas de législation, même de nécessité, sans texte de loi électorale. Mais j'ai entre mes mains 17 textes, la plupart ayant pour objectif d'infliger une défaite à l'équipe adverse, sans se soucier du Liban", a lancé M. Berry lors d'un point de presse, à l'adresse des formations qui s'opposent à une séance législative sans loi électorale en tête de l'ordre du jour.
Les blocs chrétiens, toutes tendances confondues, soutenus par le Courant du Futur, refusent que soit repris le travail de législation tant que le...