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Liban - Partis

Le Hezbollah critique la visite de Hollande à Beyrouth

Nawaf Moussaoui promet d'aider la Syrie à libérer le Golan.

Trois événements qui ont marqué le week-end ont profondément irrité le Hezbollah. Les deux premiers sont d'ordre régional et se rapportent l'un au Conseil des ministres israélien qui s'est tenu au Golan où Benjamin Netanyahu a affirmé que ce plateau restera « à jamais » sous contrôle israélien, et l'autre à la décision de l'Égypte de céder à l'Arabie saoudite deux îles stratégiques près du port israélien d'Aqaba, une mesure située par le parti de Dieu dans le cadre d'une normalisation indirecte entre le Royaume
wahhabite et l'État hébreu.
Quant au troisième événement, il n'est autre que la visite du président français, François Hollande, samedi et dimanche à Beyrouth.
Ce sont des propos incisifs et presque belliqueux que le député Nawaf Moussaoui a ainsi tenus au Liban-Sud, dans le village de Wadi Jilo qui commémorait le souvenir d'un de ses combattants mort en Syrie.
Le parlementaire a d'emblée attaqué l'Arabie saoudite, « pays d'origine du terrorisme international qu'il finance partout au monde », avant de l'accuser d'être l'instigateur des attentats meurtriers du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Selon lui, l'administration américaine a « des preuves concrètes selon lesquelles la famille royale saoudienne est impliquée dans le financement de ces attentats, mais n'ose pas les divulguer parce que des princes saoudiens ont menacé de porter un coup à l'économie américaine, à travers le retrait de leurs avoirs, si jamais les 28 pages qui ont disparu du rapport d'enquête sont rendues publiques ».

Un nouveau Camp David
M. Moussaoui a ensuite commenté la rétrocession par l'Égypte des îles stratégiques de Snapir et de Tiran à Riyad, dans laquelle il a vu « l'indice d'un nouveau Camp David israélo-saoudien qui pave la voie à une normalisation qu'on essaie progressivement de rendre publique ». Il a poursuivi ses invectives contre Riyad, l'accusant de cautionner l'occupation israélienne du Golan. Selon lui, les propos de M. Netanyahu « constituent principalement une réponse à des démarches américano-internationales menées pour essayer de trouver un règlement qui maintiendrait le Golan à l'écart du conflit israélo-arabe ».
Il a assuré que son parti aidera la Syrie à récupérer le Golan, une promesse formulée par le Hezbollah dans un communiqué qu'il a fait paraître pour stigmatiser dans les termes les plus vifs la tenue du Conseil des ministres israélien sur le plateau du Golan. Le parti de Hassan Nasrallah y a vu « un indice supplémentaire de la politique expansionniste de l'entité sioniste et de son agressivité ». Le Hezbollah a promis une « résistance par tous les moyens possibles afin de faire face à cette politique » avant de saluer « l'intifada des habitants du Golan contre la tenue de la réunion sioniste ». Il s'est ensuite interrogé sur la position de la Ligue arabe par rapport à « cette agression contre la souveraineté et l'unité arabes, au moment où d'autres n'arrêtent pas de semer la discorde et la haine et de soutenir les terroristes en les finançant, en les armant et en leur assurant une couverture politique et intellectuelle, de manière à servir les intérêts et les objectifs de l'agresseur sioniste », en allusion à l'Arabie saoudite.

« Des visites-spectacles »
Concernant la visite du président Hollande, Nawaf Moussaoui, a estimé que « les États amis du Liban ne devraient pas se contenter des visites-spectacles, notamment aux camps de réfugiés syriens ». « Le Liban n'en a pas besoin. Il a besoin que les pays qui ont causé la guerre contre la Syrie et poussé des millions de personnes à l'exode assument leurs responsabilités en supportant le fardeau généré par cet exode. Le Liban devrait au moins obtenir le même volume d'aide que la Turquie, d'autant qu'il assume des charges beaucoup plus importantes qu'Ankara », a affirmé le député, au moment où cheikh Mohammad Yazbeck, délégué de l'imam Khamenei au Liban, critiquait dans un discours la visite du président français, « venu à la date-anniversaire de la fin du mandat français au Liban ». « Comment les Arabes acceptent-ils de le recevoir à cette date ? Il est venu nous annoncer que la crise sera longue et qu'il apportera une aide échelonnée aux réfugiés », a-t-il déploré en estimant que M. Hollande a agi de la sorte « par peur du monstre qu'ils ont créé et lancé contre nous, de crainte qu'il ne revienne chez eux ». « Mais il se retournera contre eux. Je peux le leur garantir », a poursuivi cheikh Yazbeck qui a par ailleurs invité les Libanais à rester unis et à élire un président « fort, indépendant et favorable à la Résistance ».

Trois événements qui ont marqué le week-end ont profondément irrité le Hezbollah. Les deux premiers sont d'ordre régional et se rapportent l'un au Conseil des ministres israélien qui s'est tenu au Golan où Benjamin Netanyahu a affirmé que ce plateau restera « à jamais » sous contrôle israélien, et l'autre à la décision de l'Égypte de céder à l'Arabie saoudite deux îles stratégiques près du port israélien d'Aqaba, une mesure située par le parti de Dieu dans le cadre d'une normalisation indirecte entre le Royaumewahhabite et l'État hébreu.Quant au troisième événement, il n'est autre que la visite du président français, François Hollande, samedi et dimanche à Beyrouth.Ce sont des propos incisifs et presque belliqueux que le député Nawaf Moussaoui a ainsi tenus au Liban-Sud, dans le village de Wadi Jilo...
commentaires (2)

ON REVE... ET ON DIVAGUE...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

17 h 02, le 19 avril 2016

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Commentaires (2)

  • ON REVE... ET ON DIVAGUE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 02, le 19 avril 2016

  • Noûéééf : 1- "L'Arabie saoudite est le pays instigateur des attentats du 11 septembre." ! 2- "Il a assuré que son parti, ce héZébbb, aidera la Syrie à récupérer le Golan." ! 3- "Il a estimé que la France ne devrait pas se contenter des visites-spectacles, notamment aux camps de réfugiés syriens. Le Liban n'en a pas besoin. Il a besoin du même volume d'aide que la Turquie, d'autant qu'il assume des charges beaucoup plus importantes qu'Ankara." ! Rabbéttoffnîsse, ce Noûéééf !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 42, le 19 avril 2016

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