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La Dernière

Heartbeat : toutes les couleurs du monde !

Spectacle

Cette année, la troupe propose à son public un tour du monde en chansons*.

Carla Henoud | OLJ
18/04/2016

Around the world in a Heartbeat, de la Russie au Liban, avec des escales musicales et dansantes en Inde, en Australie, au Brésil, en Colombie, aux USA, en Grande-Bretagne, Écosse, France, Italie et Afrique...

La 11e édition de Heartbeat, qui se tient samedi 23 et dimanche 24 avril au Biel, avec un dîner de gala vendredi aussi au Biel, s'annonce déjà pleine de sonorités et de couleurs différentes. «Un spectacle proche des comédies musicales», confie Ramzi Ashoush, chirurgien cardiopédiatrique à l'Hôtel-Dieu de France et président de Heartbeat. «Le côté spectacle tient une plus grande place. Le niveau artistique reste le même, mais nous soignons particulièrement les chorégraphies, les costumes, les décors et le côté show.» L'histoire: un enfant qui entre à l'hôpital se faire opérer. Il parle avec son médecin et rêve de faire le tour du monde. Réalité ou imagination, le public sera embarqué dans des chansons célèbres, qui incluent aussi bien des airs folkloriques russes que des tubes d'Adele, Britney Spears, Elton John, Maître Gims et d'autres. De nombreux nouveaux talents cette année auprès des irréductibles, au total 100 interprètes sur scène, entre chanteurs, musiciens et danseurs chorégraphiés par Léa Chahine. «Et pour la première fois, poursuit Ramzi Ashoush, un répertoire libanais, car il nous paraissait normal d'inclure le Liban dans notre tour du monde. Miss Liban, Valérie Abou Chacra, chantera dans ce tableau. Alissar Caracalla et son école de danse se joignent aussi à Heartbeat, cette année, en présentant deux tableaux.»

Comme chaque année depuis sa création, Heartbeat agit sur plusieurs fronts pour lever des fonds et réussir à soigner le plus grand nombre d'enfants atteints de pathologies cardiaques nécessitant des interventions chirurgicales. Des actions communes avec d'autres associations, parmi lesquelles Un cœur pour Philippe, une opération pièces jaunes baptisée Heartbeat Box, qui a eu lieu entre le 4 février et le 15 mars dans les écoles, quelques restaurants, malls et cinémas, ont permis de prendre en charge cette année 290 petits Libanais. «Nous avions commencé avec 100 enfants», souligne Ramzi Ashoush non sans fierté. Remerciant au passage les nombreux et fidèles sponsors, avec à leur tête la fondation al-Walid ben Talal et Leila el-Solh, Raymond Audi, Rose Choueiri et Tony Nasrallah, le président de Heartbeat promet que l'association continuera à faire battre les cœurs, d'émotion surtout...

*Around the World in a Heartbeat, samedi 23 avril à 20h30 et dimanche 24 avril à 17h30 au Biel.

Six artistes, cinq questions...

Quand avez-vous rejoint l'équipe de Heartbeat ?

Anthony Touma (chanteur et compositeur)
En 2010.

Jad Habib (médecin)
En 2005.

Ramzi Ashoush (chirurgien cardiopédiatrique, président de Heartbeat)
Depuis sa fondation en 2005, puisque j'en suis l'un des cofondateurs.

Anne-Sophie Azzi (médecin, résidente en 3e année d'endocrinologie)
En 2009.

Manel el-Mallat (chanteuse, actrice et directrice générale de Cats Production)
En 2008.

Kristian Abouanni (cinéaste, chanteur et directeur artistique de Cats Production)
En 2009.

Vos motivations personnelles ?
A.T. : Être entouré de musique et de bonne énergie en partageant la scène avec des artistes pour une magnifique cause.
J.H. : La cause en elle-même, vu mon métier, associée à la passion de la musique.
R.A. : Sauver la vie des enfants atteints de maladies cardiaques congénitales, maladies qui guérissent si elles sont traitées et qui tuent si elles ne le sont pas. Et je ne peux pas accepter la mort par absence de traitement faute d'argent.
A.-S.A. : C'est la possibilité d'aider des enfants souffrant de pathologies cardiaques nécessitant des interventions chirurgicales coûteuses, par un moyen autre que financier, tout aussi efficace, et qui a le mérite de faire plaisir.
M.M.: La philosophie de Heartbeat est: «Music saves lives». Il n'y a rien de plus émouvant que de pouvoir guérir les petits cœurs des enfants malades à travers ma plus grande passion: la musique. C'est une vraie thérapie pour nous les bénévoles ainsi que pour les enfants malades.
K.A.: La cause, évidemment, est ma plus grande motivation. Et puis c'est le niveau musical et artistique qui s'affirme de plus en plus chaque année.

Le moment le plus émouvant du spectacle ?
A.T.: Le medley final a toujours été particulier. Le public est debout, tous les artistes sont sur scène, et pendant environ 10 minutes, on chante des mois de travail et de persévérance, et on le fait de tout cœur. D'ailleurs, on y perd souvent la voix, les artistes se donnent à 110 % !
J.H. : Le medley final qui marque l'interaction très intense entre les artistes et le public, du plus âgé au plus jeune.
R.A. : Au moment du final, quand je vois tous les interprètes, musiciens, danseurs, ensemble sur scène, unis avec le public pour cette noble cause.
A.-S.A.: Certainement le medley final, et surtout le tout dernier chant. C'est magique, et nous avons l'impression que nos cœurs battent à l'unisson avec ceux du public, au rythme du tambour de Walid Tawil.
M.M.: Sans hésitation, lorsque le Dr Ramzi Ashoush annonce la fin du concert. Mes larmes coulent systématiquement, mais ce sont des larmes de joie. C'est la fin du spectacle et aussi le commencement du prochain. Et surtout lorsque j'ai l'occasion de rencontrer un enfant qui a été pris en charge par Heartbeat.
K.A. : Le salut final quand on réalise que l'aventure est terminée et que le défi a été relevé.

Une anecdote ou une histoire que vous avez vécue durant l'un des concerts ?
A.T.: Dans les coulisses de Heartbeat, on est toujours très speed. On doit se changer et être prêt pour notre prochaine performance. Lors de ma première participation au Casino, pendant que Ralph et moi nous nous changions, nos micros étaient posés sur une table recouverte de vêtements. Je me prépare à rejoindre la scène quand je réalise que c'est le micro de Ralph que je tiens en main. Or il n'était pas sur ma prochaine chanson qui allait commencer dans un peu plus d'une minute. Je cours aux vestiaires, je trouve Ralph, je lui arrache le micro de la main, je lui passe le mien sans explications et je sprinte vers la scène comme si de rien n'était malgré mon essoufflement et mon envie de rire !
J.H.: Je suis pianiste dans la troupe musicale. Dans le cadre de la magie du live, lors d'un des concerts, un problème majeur de retour de son est survenu et de ce fait, je me suis vu accompagner l'artiste qui chantait sur son lipsing uniquement vu que je n'entendais plus la prestation. De plus, nous accordions nos prestations selon les coups de mains du batteur, pour pouvoir garder le rythme. C'était une danse que l'on faisait beaucoup, plus qu'une prestation, et personne de nous n'avait envie de savoir comment c'était à la fin du concert.
R.A.: Je n'arrive pas à raconter quoi que ce soit, vu que je suis tellement sous stress lors du concert, veillant au moindre détail chez tout le monde et à tout moment. Mais je me rappelle qu'une fois, lors des auditions, il y avait quelqu'un qui chantait Je suis malade tellement mal que quand il m'a demandé de donner mon avis franchement, j'ai répondu que «la seule performance que vous avez réussie est de nous rendre tous malades!».
A.-S.A.: Le concert est une succession d'inside jokes et de bons souvenirs. Je me souviens particulièrement d'une soirée où nous étions rentrés en catastrophe nous changer dans les coulisses. Nous avions gardé par inadvertance nos micros allumés. Vous pouvez donc imaginer nos cris et nos «passe-moi mon t-shirt» et autres «je ne trouve pas mes chaussures», en direct et avec le public qui écoutait. Inutile de vous décrire l'hilarité et la honte qui s'en est suivie, lorsque le Dr Ashoush nous a rappelés à l'ordre.
M.M.: Ma préférée est celle où je suis montée sur scène une fois sans micro. J'avais à peine 5 minutes pour changer de costume entre une chanson et une autre et j'avais perdu mon micro dans la loge. Les musiciens ont dû reprendre l'introduction de la chanson au moins 2 fois... Bref les artistes ont bien rigolé, moi aussi, heureusement que le public n'y a vu que du feu.
K.A.: L'année dernière on célébrait le dixième anniversaire de Heartbeat et nous étions Manel el-Mallat et moi les metteurs en scène du show. Durant le concert, je quittais les coulisses et je rejoignais le public discrètement durant les chansons dans lesquelles je ne chantais pas, juste pour m'assurer que tout se déroulait comme prévu.

Envie de faire une carrière dans la chanson ?
A.T. : Plus que tout.
J.H. : Je suis médecin et c'est un travail passionnant, mais qui est plus un travail à plein-temps. La musique est et restera ma passion, mon identité profonde et une grande partie de mon moteur de vie.
R.A.: Cette question, il faut la poser aux jeunes...
A.-S.A. : J'ai trouvé ma voie dans la médecine, et même si une carrière de chanteuse ne manque pas d'attraits, c'est être médecin qui me comble et si c'était à refaire, je n'hésiterais pas une seconde.
M.M.: Certainement. Je suis dans le domaine depuis l'âge de 15 ans et j'espère y rester longtemps!
K.A. : Certainement.

Les principaux musiciens

Tony Ghanem (keytar)
Jad Habib (piano,
clavier)
Toni Hachem (clavier)
Raffi Mandalian (guitare, percussion)
Abboud Saddi (basse)
Walid Tawil (batterie).

Les chanteurs

Serena Abi Nader
Daniela Ashoush
Carine Azar
Anne-Sophie Azzi
Shana Farjallah
Davina Malek
Manel el-Mallat
Ingrid Naccour
Marie-Joe Noon
Tasha Salameh
Roxane Touma
Valérie Abou Chacra
Joseph Abboud
Kristian Abouanni
Amine Alam
Ramzi Ashoush
Basile Choueri
Jad Habchi
Hady Hatem
Anthony Ojeil
Andrea Samaha
Anthony Touma.


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