Plusieurs experts ont pris part aux débats.
À l'invitation de Commun Space Initiative et en partenariat avec l'Organisation internationale du Travail (OIT), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le Forum de dialogue libano-palestinien et le Centre de ressources pour la promotion de l'emploi et de la protection sociale, un débat a été organisé au Radisson Blue Hotel-Aïn el-Mreisseh sur le thème des « Options des réfugiés palestiniens dans la pratique de professions libérales sur le marché du travail libanais aujourd'hui ». Étaient notamment présents aux débats la présidente de l'ordre des infirmières et infirmiers, Nohad Yazbeck Doumit, les membres du Forum de dialogue libano-palestinien, des représentants du ministère de la Santé et du Comité de dialogue libano-palestinien, des délégations diplomatiques et des organisations internationales.
Lors de la séance inaugurale, The Commun Space Initiative a présenté un aperçu de ses travaux, ainsi que des travaux du Forum de dialogue libano-palestinien qui visent, en coopération avec le Comité de dialogue libano-palestinien, à contribuer à l'élaboration d'une politique nationale libanaise claire vis-à-vis de la présence de réfugiés palestiniens, et qui se fonde sur le plein respect de la souveraineté du Liban et des citoyens libanais, d'une part, et sur le soutien des droits fondamentaux des réfugiés palestiniens jusqu'à leur retour en Palestine, de l'autre.
Durant la première session, les résultats de deux études – une étude juridique et une étude de terrain – ont été discutés. Ces deux études ont été menées dans le but de fournir des informations précises qui serviront à l'élaboration de politiques relatives à l'entrée des réfugiés palestiniens sur le marché des professions libérales.
L'étude juridique, intitulée Le droit au travail des réfugiés palestiniens au Liban – accès aux professions libérales, a été menée par les avocats Nizar Saghieh et Karim Nammour. L'étude du terrain intitulée Réalité sur l'accès des réfugiés palestiniens aux professions libérales au Liban a été menée par le Dr Mahmoud el-Ali.
Le cas des infirmier(ère)s
La présentation de ces deux documents a été suivie d'une discussion sur les défis actuels que devraient relever les professionnels palestiniens au Liban, notamment la restriction du droit d'exercer les professions libérales aux ressortissants libanais et la réciprocité et l'éligibilité à exercer la profession dans le pays d'origine. La condition de la réciprocité est irréalisable pour les professionnels palestiniens, étant donné qu'ils ne font pas partie d'un État qui peut l'appliquer.
Au cours de la deuxième session, les résultats des discussions menées en 2015 par le Forum de dialogue libano-palestinien concernant la possibilité des réfugiés palestiniens à accéder au métier d'infirmière a été présenté. Les soins infirmiers ont été choisis comme une étude de cas, sachant que le nombre de Libanais exerçant cette profession ne répond pas aux besoins du marché, constituant un problème pour les employeurs, en particulier les hôpitaux, et qu'un certain nombre de Palestiniens sont qualifiés pour exercer cette profession. Cependant, la loi régissant la profession ne permet pas à ces derniers de l'exercer. Un certain nombre de conclusions et suggestions proposées par l'ordre des infirmières et infirmiers du Liban a été discuté, notamment les points d'entrée juridiques et des mesures pratiques susceptibles de faciliter l'accès des réfugiés palestiniens à exercer ce métier.
En conclusion, les discussions ont mis en évidence la nécessité de poursuivre le dialogue et le travail avec toutes les parties concernées afin de trouver des points d'entrée pratiques et juridiques qui pourraient servir à la fois les intérêts des professionnels libanais et palestiniens.


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