Photo Wojtek Radwanski/AFP
L'Église catholique et le pouvoir politique polonais ont entamé hier les célébrations du 1 050e anniversaire de l'arrivée du christianisme dans leur pays, considérée comme l'événement fondateur de l'État polonais. Tous les cardinaux et les évêques polonais étaient réunis à Gniezno, la première capitale historique du pays, pavoisée aux couleurs de la Pologne et du Saint-Siège, en présence du n° 2 du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, représentant du pape François. Ils ont été rejoints dans l'après-midi par le président Andrzej Duda, qui a pris la parole à l'issue d'une messe solennelle célébrée par le primat de Pologne, l'archevêque Stanislaw Gadecki. Les relations entre l'Église et l'État polonais ont toujours été étroites, le catholicisme représentant, aux yeux de l'immense majorité des citoyens, un élément de leur identité nationale. C'est au nom de la foi que les Polonais ont livré et gagné des batailles historiques contre les Turcs, à Vienne en 1683, et contre l'armée bolchevique, près de Varsovie en 1920. À l'époque de la monarchie élective, c'étaient les primats de Pologne qui assuraient l'intérim entre la mort d'un roi et l'élection de son successeur. « L'année 966 avait marqué l'entrée de la Pologne en Europe », a déclaré avant le début des cérémonies Mgr Gadecki, ajoutant que le pays avait alors eu accès d'un coup « à mille ans de cultures grecque, romaine et hébraïque ». L'événement « avait contribué à l'unité européenne », a dit le cardinal Peter Erdö, archevêque de Budapest et président du Conseil des conférences épiscopales d'Europe.

