L'assassinat, hier, du responsable du mouvement Fateh au camp de Miyé w Miyé, Fathi Zeidan, dans un attentat à la voiture piégée a suscité nombre de réactions mettant en garde contre des tentatives d'ébranler la stabilité à Saïda et de semer la discorde dans les camps palestiniens.
Sobhi Abou Arab, chef de la sécurité nationale palestinienne au Liban, a toutefois minimisé les risques d'exacerbation des tensions. « Nous n'avons pas peur de l'exacerbation des tensions dans les camps palestiniens », a-t-il déclaré au correspondant de l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), soulignant cependant que « certains essayent de déstabiliser les camps pour étouffer l'identité palestinienne et le droit de retour ».
Les députés Bahia Hariri (Saïda) et Kassem Hachem (Marjeyoun-Hasbaya) s'accordent à voir dans l'assassinat une atteinte à la sécurité de Saïda et des camps palestiniens, et une tentative d'ébranler la stabilité des camps, partie intégrante de la sécurité du Liban. Dans la même logique, le bloc du Futur a souligné, à l'issue de sa réunion hebdomadaire hier, que « toute atteinte à la sécurité du pays est une atteinte à tous les Libanais, à tous ceux qui habitent le territoire libanais, ainsi qu'à l'État auquel on interdit d'exercer sa pleine souveraineté sur son territoire ».
La Jamaa islamiya, l'ancien député Oussama Saad et d'autres personnalités de Saïda ont pour leur part dénoncé des tentatives de semer la discorde au sein de la communauté palestinienne. Le Rassemblement des ulémas musulmans est allé jusqu'à y voir une tentative d'« enterrer la cause palestinienne dans son ensemble ».
Liban
Un responsable palestinien ne croit pas à une escalade dans les camps
OLJ / le 13 avril 2016 à 01h53


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