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Moyen Orient et Monde - Crise Des Réfugiés

Près de 300 migrants blessés en tentant de passer de Grèce en Macédoine

Des demandeurs d'asile ont jeté des pierres et divers projectiles sur des policiers qui ont répliqué au moyen de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes.

Des migrants blessés après une confrontation avec les forces de police de Macédoine. Stoyan Nenov/Reuters

Près de 300 migrants ont été blessés hier lors de heurts avec la police en tentant en vain de franchir la frontière gréco-macédonienne à Idomeni, plus graves incidents survenus dans ce camp improvisé aux conditions de vie sordides.
Les incidents ont commencé en fin de matinée après de fausses rumeurs, selon une source grecque, de réouverture de la frontière dans ce camp où s'entassent plus de 11 000 ressortissants de pays pauvres ou en guerre, désespérés de ne pouvoir poursuivre leur périple vers l'Europe du Nord. Des migrants ont tenté de détruire une partie du grillage qui sépare la Grèce de la Macédoine et ont jeté des pierres et divers projectiles sur des policiers macédoniens qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, selon des sources policières. L'atmosphère est devenue suffocante, certains manifestants se sont évanouis, d'autres se sont couvert le visage de dentifrice pour, espéraient-ils, se protéger, a constaté un photographe de l'AFP sur place. « Quelque 200 personnes ont été secourues par notre unité médicale pour des problèmes respiratoires, 30 pour des blessures provenant de balles en plastique et 30 pour d'autres blessures », a indiqué à l'AFP Achilleas Tzemos, responsable de Médecins sans frontières (MSF) dans le camp d'Idomeni.

« Balles en plastique »
La police macédonienne a toutefois nié avoir utilisé des balles en plastique. « Nous utilisons des produits chimiques autorisés, et aucun type de balle », a déclaré à l'AFP Liza Bendvska, une porte-parole de la police qui a par ailleurs fait état de trois blessés dans ses rangs. Le porte-parole du service grec de coordination de la crise migratoire, Giorgos Kyritsis, a néanmoins dénoncé l'usage « dangereux et condamnable » de « balles en plastique, des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes ». C'est le troisième incident d'envergure à Idomeni depuis la fermeture totale de la frontière : fin février la police macédonienne avait lancé des gaz lacrymogènes lors d'une première tentative de forçage de la frontière. Et le 15 mars, des centaines de migrants étaient parvenus à entrer en Macédoine au prix du franchissement dangereux d'une rivière en crue, avant d'être ramenés manu militari à Idomeni par la police macédonienne.
Après les heurts d'hier, M. Kyritsis a incité « les migrants à ne pas croire les informations que font circuler de manière criminelle des inconnus et à coopérer avec les autorités grecques pour être transférés dans des centres d'accueil » organisés.
Car le gouvernement grec peine à convaincre les migrants d'Idomeni et les près de 5 000 autres qui campent au Pirée, le port près d'Athènes, d'accepter un transfert dans des centres d'accueil répartis dans toute la Grèce. Ils craignent d'y être enfermés avant une expulsion, ou carrément oubliés.
Au Pirée, plusieurs centaines de migrants et sympathisants ont manifesté hier dans le calme à l'appel d'une commission de coordination des groupes promigrants et de l'ONG « Open Borders ». « Liberté », « Non aux camps-prisons », proclamaient les manifestants, qui ont été autorisés à sortir du port pour défiler dans la ville.

(Source : AFP)

Près de 300 migrants ont été blessés hier lors de heurts avec la police en tentant en vain de franchir la frontière gréco-macédonienne à Idomeni, plus graves incidents survenus dans ce camp improvisé aux conditions de vie sordides.Les incidents ont commencé en fin de matinée après de fausses rumeurs, selon une source grecque, de réouverture de la frontière dans ce camp où s'entassent plus de 11 000 ressortissants de pays pauvres ou en guerre, désespérés de ne pouvoir poursuivre leur périple vers l'Europe du Nord. Des migrants ont tenté de détruire une partie du grillage qui sépare la Grèce de la Macédoine et ont jeté des pierres et divers projectiles sur des policiers macédoniens qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, selon des sources policières. L'atmosphère est...
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