Les militants formant une chaîne humaine devant le site de Costa Brava.
Un important nombre de jeunes, étudiants et militants écologistes ont organisé un sit-in de protestation hier, devant le dépotoir du Costa Brava, à l'entrée sud de Beyrouth, contre l'aménagement de ce site pour en faire une décharge sanitaire, sur le littoral de la ville de Choueifate. Répondant à l'appel du Rassemblement national démocratique, ils ont formé une chaîne humaine et dénoncé la décision des responsables, munis d'écriteaux et de slogans. Les militants écologistes ont dénoncé « les atteintes à l'environnement, que causeraient l'aménagement de la décharge ». Ils ont précisé que « l'aménagement de cette décharge est en contradiction avec la Convention de Barcelone pour la protection de la Méditerranée ». Les militants ont été aussitôt rejoints par les habitants de la région qui ont fait part de « leur refus de cette décharge qui portera atteinte aux riverains ». « Choueifate est un pilier du pays. C'est la porte d'entrée de la montagne, mais en même temps la porte d'entrée de Beyrouth », ont-ils souligné.
De son côté, le secrétaire général de l'Organisation populaire nassérienne, Oussama Saad, a invité le mohafez du Sud, Mansour Daou, « à intervenir pour régler le problème des déchets à Saïda qui nuisent aux citoyens et à la santé publique ». « Des odeurs pestilentielles et des gaz toxiques se dégagent de l'usine de traitement des déchets de Saïda, a-t-il indiqué. Ils ont envahi l'atmosphère des quartiers résidentiels surpeuplés, en plein centre-ville. »
M. Saad a rappelé que les émanations d'odeurs nauséabondes et de gaz toxiques de l'usine de traitement des déchets se dégagent sans arrêt depuis l'ouverture de l'usine. Et ce « à cause de failles dans l'aménagement de la structure et dans les équipements ». « Ce problème s'est toutefois aggravé récemment », a-t-il observé, faisant part d'un stockage d'importantes quantités d'ordures (3 000 tonnes environ), dans le secteur nord-ouest de l'usine. Il a révélé à ce propos que la direction de l'usine, avec l'approbation du président de la municipalité de Saïda, a déchargé d'importantes quantités supplémentaires de déchets provenant d'une zone extérieure au regroupement des municipalités de Saïda-Zahrani. « Sauf que la capacité de production de l'usine ne lui permet pas de traiter ces déchets, a-t-il déploré. Les ordures sont alors stockées dans les environs de l'usine jusqu'à pourriture. D'où les odeurs nauséabondes et les émanations de gaz toxiques. »

