C'est aujourd'hui que débarque à Beyrouth le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, pour une importante visite de 48 heures. Le secrétaire général de l'Onu atterrit sans grande illusion sur la possibilité d'élire un nouveau président de la République, alors même que l'Onu et la communauté internationale tablent sur cet élément stabilisateur pour mettre le Liban en meilleure position pour faire face à la crise régionale et au défi de la présence massive sur son sol de réfugiés syriens.
Conscient qu'une fois de plus le Liban a laissé passer sa chance, mardi, d'élire un chef de l'État, le secrétaire général de l'Onu ne compte pas baisser les bras. La question figure au menu de ses entretiens, aujourd'hui, avec le président de la Chambre et le Premier ministre.
Ce qui distingue cette visite des quatre autres qui l'ont précédée, c'est que Ban Ki-moon est accompagné du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et du président de la Banque islamique de développement, Ahmad Mohammad Ali. Les deux hommes sont là pour faire le point sur les programmes de soutien aux réfugiés syriens dans les pays limitrophes de la Syrie, prêts à discuter d'une simplification des procédures d'accès aux fonds de la BM.
Une réunion se tiendra à cet effet au Sérail, aujourd'hui, en présence de M. Salam, au cours de laquelle les deux hommes entendront un exposé du ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, qui coordonne l'action entre les ministères concernés et le comité de suivi de la conférence de Londres sur les réfugiés syriens.
Une réunion préparatoire s'était tenue mardi sous la présidence de M. Salam, en présence des deux ministres Rachid Derbas et Élias Bou Saab (Éducation), ainsi que des ambassadeurs des pays donataires. Selon des sources fiables, le Liban compte demander pour 2016 une aide de 2,5 milliards de dollars, et un fonds prévisionnel de 10 milliards de dollars pour les cinq prochaines années. Des fonds qui, on le devine, ne seront pas accordés sans discussion.
Ban Ki-moon mettra à profit son séjour pour visiter deux camps de réfugiés, syrien et palestinien (Nahr el-Bared). Il entendra certainement M. Salam plaider pour l'annulation de la décision de l'Onu de réduire les fonds accordés par l'Unrwa aux réfugiés palestiniens.
Un autre fait marquant de la visite de Ban Ki-moon sera la visite qu'il rendra aujourd'hui, à 17 heures, au ministère de la Défense, à Yarzé. Une visite au cours de laquelle il rencontrera le ministre de la Défense, Samir Mokbel, et entendra le général Jean Kahwagi sur l'application de la résolution 1701, d'une part, et le front à Ersal et le long de la frontière orientale, d'autre part. Il sera également question des besoins en armes du Liban, après le gel du don de 3 milliards de dollars accordé par l'Arabie saoudite.
Selon une source diplomatique, deux autres sujets figureront à l'ordre du jour des discussions de Ban Ki-moon : la mission de Staffan de Mistura, qui a réussi à obtenir que les deux délégations du régime et de l'opposition syriens échangent leurs points de vue, à Genève, et l'éventuelle participation du Liban au volet des réfugiés de ces négociations.
Ban Ki-moon soulèvera également la question de la sécurité de l'aéroport de Beyrouth, dans le prolongement des attentats de Bruxelles.
Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie
Ban Ki-moon et le président de la BM pour 48 heures à Beyrouth
OLJ / Par Khalil FLEYHANE, le 24 mars 2016 à 00h00


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S'ILS SONT LÀ POUR DU POSITIF AHLAN WA SAHLAN... MAIS S'ILS SONT LÀ POUR DU NÉGATIF MA AHLAN WA SAHLAN...
11 h 03, le 24 mars 2016