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Sport - Formule 1 - Grand Prix D’Australie

Hamilton dans le vrai, Rosberg dans le rail

Les séances d'essais libres, hier à Melbourne, ont été gâchées par la pluie.

« Margherita », la délicieuse Ferrari à croquer de Sebastian Vettel. Paul Crock/AFP

Le pilote britannique Lewis Hamilton (Mercedes-AMG), triple champion du monde en titre, a mis un point d'honneur à signer le meilleur temps des deux séances d'essais libres – gâchées par la pluie – du GP d'Australie, première manche de la saison 2016 de F1, hier à Melbourne.
Lors de la première séance, le phénomène anglais a attendu que la pluie se calme pour passer des pneus intermédiaires, puis que la piste commence à sécher pour passer des tendres. À l'arrivée, un meilleur chrono de 1 min 29 sec 725/1000es, soit deux dixièmes de plus que son coéquipier allemand Nico Rosberg un an plus tôt à la même heure, sur la piste tracée au cœur de l'Albert Park. Trois heures plus tard, sur une piste cette fois détrempée, il a fait aussi le programme minimum : cinq tours seulement pour démontrer une fois de plus, en 1 min 38 sec 841/1000es, qu'il entend bien rester le patron en 2016, dans la foulée des deux titres mondiaux raflés en 2014 et 2015. L'an dernier, il avait remporté 10 Grands Prix sur 19 au total, dont celui d'Australie en ouverture, comme un heureux présage.

Gare-toi, Nico, s'il te plaît...
« Quand j'étais assis dans le paddock, je me sentais comme un enfant attendant d'ouvrir ses cadeaux à Noël », a raconté Hamilton. « La voiture s'est montrée performante. Même si nous n'avons pas fait un grand nombre de tours, les séances ont quand même été constructives », s'est-il félicité, espérant une météo plus clémente aujourd'hui.
Son coéquipier, rival et souffre-douleur préféré, Rosberg, a eu moins de réussite. Il n'a fait que 4 tours lors de la 2e séance et a fini dans le rail de sécurité, au niveau du virage 7, abîmant un peu le nouveau museau de sa W07 Hybrid. Avec en prime le 15e et dernier chrono (1'47''356), sept autres pilotes n'ayant, eux, pas été chronométrés. « Gare-toi, Nico, s'il te plaît, arrête la voiture », a dit à Rosberg son ingénieur de piste, sur la radio de bord. Le pilote allemand s'est exécuté et a immobilisé sa monoplace dans l'herbe du virage 13, pour éviter de l'endommager davantage. « Ce n'est pas un bon départ pour le week-end, a regretté Rosberg. La piste était détrempée, ce qui la rendait piégeuse. »
En première séance, sur une piste sèche pendant quelques minutes seulement, entre deux averses, deux petits malins ont profité de l'aubaine: le pilote russe Daniil Kvyat (1'30''146) et le héros local, Daniel Ricciardo (1'30''875), 2e et 3e temps au volant de leur Red Bull.

La « Margherita » de Vettel
La Scuderia Ferrari, très prudente en 1re séance, s'est un peu rassurée lors de la 2e séance avec le 3e chrono pour le pilote finlandais Kimi Räikkönen, derrière l'intouchable Hamilton et la Force India à moteur Mercedes du pilote allemand Nico Hülkenberg, 2e temps. Quant au quadruple champion du monde allemand, Sebastian Vettel, dans sa Ferrari surnommée cette année « Margherita » (comme la pizza), il s'est contenté du 8e temps. « Je pense que nous avons ce qu'il faut pour embêter Mercedes cette année », a néanmoins estimé Vettel, qui a pris l'habitude de baptiser ses monoplaces d'un petit surnom depuis ses débuts chez Red Bull.
Dans ces conditions météo exécrables, les Renault jaune moutarde de Kevin Magnussen et Jolyon Palmer ont fait une sortie remarquée, un peu comme deux rayons de soleil sous un ciel plombé. Les chronos des deux jeunes pilotes n'ont aucune signification, vu les conditions, mais ils n'étaient pas les plus mauvais du jour, loin de là: 10e temps pour le Danois, 14e pour l'Anglais, en 1re séance. Ils ont été plus prudents en 2e séance, ne bouclant que quelques tours. Côté français, Romain Grosjean a pu faire deux séances tronquées, soit 14 tours au total, au volant de sa nouvelle Haas à moteur Ferrari, tout comme son nouveau coéquipier mexicain Esteban Gutierrez. De quoi commencer à dégrossir le travail en prévision du tout premier GP de l'histoire de l'écurie américaine, fondée par le magnat de la machine-outil Gene Haas.
(Source : AFP)

Le pilote britannique Lewis Hamilton (Mercedes-AMG), triple champion du monde en titre, a mis un point d'honneur à signer le meilleur temps des deux séances d'essais libres – gâchées par la pluie – du GP d'Australie, première manche de la saison 2016 de F1, hier à Melbourne.Lors de la première séance, le phénomène anglais a attendu que la pluie se calme pour passer des pneus intermédiaires, puis que la piste commence à sécher pour passer des tendres. À l'arrivée, un meilleur chrono de 1 min 29 sec 725/1000es, soit deux dixièmes de plus que son coéquipier allemand Nico Rosberg un an plus tôt à la même heure, sur la piste tracée au cœur de l'Albert Park. Trois heures plus tard, sur une piste cette fois détrempée, il a fait aussi le programme minimum : cinq tours seulement pour démontrer une fois de plus, en 1...
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