Claudia reine du Mambo
Autrefois colporteurs appelés Turcos, aujourd'hui de grands hommes d'affaires, des députés, des gouverneurs, des industriels, les Libanais de la diaspora jouent un rôle remarquable en Amérique latine où ils sont parvenus à réaliser des succès à la mesure de leurs ambitions. Actuellement, c'est Claudia Hakim Nehmé qui fait la une des journaux colombiens : elle vient d'être nommée directrice du Museo de Arte Moderno de Bogota (Mambo). Selon les médias locaux, la Libano-Colombienne est une artiste « éminente », un « célèbre sculpteur » qui travaille différents matériaux tels que l'acier, le béton et le cristal. Elle est également designer de textile et fondatrice de l'espace culturel NC-Art. Ses œuvres ont été exposées, entre autres, à ETRA Beaux- Arts, à Miami, et à la National Gallery of Modern Art de New Delhi. En reconnaissance de ses qualifications et de son savoir-faire, elle a été appelée à diriger le Mambo. Un poste qui exige beaucoup de rigueur et de professionnalisme pour mener à bien cette maison abritant une grande collection d'artistes colombiens, américains et européens, dont Andy Warhol, Picasso, Bacon, Arp, Dali et Giacometti. Et dont l'architecture a été réalisée par Rogelio Salmona, « un des plus brillants créateurs d'Amérique latine » (Le Monde). Salmona avait été la vedette d'une exposition intitulée « Architectures colombiennes », au Centre Pompidou, et une exposition monographique lui avait été consacrée au Palais Chaillot, à Paris.
Claudia Hakim est l'épouse de l'industriel Nagib Nehmé, dont les parents avaient émigré de Jbeil, il y a 84 ans. Son entreprise est spécialisée dans la fabrication d'équipement et de pièces de rechange pour voitures.
Il y a quelques mois, lors d'une visite à Beyrouth et Batroun, sa ville d'origine, Claudia Hakim avait proposé à Janine Maamari l'idée d'organiser une exposition de peintres libanais au NC-Art, Bogota. Un joli coup de projecteur en perspective... À suivre.
Tout le monde dit kimbaya !
Pas question de passer inaperçue ! Profitant de la fameuse et incontournable Semaine de la mode parisienne, Milia Maroun (créatrice de la marque Milia m) et les dames du studio design et ameublement Bokja, Hoda Baroudi et Maria Hibri Nahas, qui travaillent les tissus avec la plus grande fantaisie, ont dévoilé 23 manteaux-kimbayas. C'est quoi une kimbaya? C'est un manteau « moderne et urbain, qui associe kimono et abaya, imprimé d'histoire et de mémoire », comme aime à le définir Rabih Kayrouz.
Avant Londres et Milan, la collection a été présentée pour la première fois à Paris, au restaurant libanais Liza, rue de la Banque. Elle a attiré du beau monde, notamment Dominique Issermann, un des grands noms de la photographie, qui officie surtout dans l'univers de la mode et des stars, et à qui Leonard Cohen avait dédié le magnifique I'm your man. Le danseur de l'Opéra de Paris, prix Arop, Marc Moreau ; la Yougoslave Jelka Music, directrice de la communication chez Jean-Paul Gaultier ; Philippe Alvergne, qui a travaillé pour Dior, Lagerfeld, Chloé et Paule Ka, avant de lancer sa marque pour homme, n'en revenait pas : il caressait chaque manteau, merveilleusement coupé et entièrement réversible; le retournait et le retournait encore, épaté par la fluidité du tissu. Sophie Brafman, chroniqueuse fashion à France2, admirait les doublures en soie, l'assemblage d'imprimés anciens et de motifs contemporains, tissus emblématiques de la maison Bokja.
Sous l'œil amusé de Rabih Kayrouz, Arnaud Lemaire, mannequin et ancien compagnon de l'ex-reine du JT de TF1 Claire Chazal, enfilait pièce après pièce ne sachant pas laquelle choisir. Car la collection dédiée aux femmes est aussi irrésistible et trendy pour les hommes. Présents également, Philippe Fimmano (curateur et assistant de la défricheuse des talents Li Edelkoort) ; Anne Marret, secrétaire générale et directeur technique de la Comédie française ; le directeur de la Chambre de commerce d'Italie, Mario Dell'Oglio ; Paulette Cole (ABC carpet and home), Léna Lutaud (reporter au journal Le Figaro) ; Marie-Carole Ancelin de la Chapelle, responsable de la communication à l'Office du tourisme du Liban) ; cheikha Mariam el-Nasser, etc. Il y avait aussi Rosy Abou Rousse, Johnny, Soha et Jeannette Farah...
Lovat pour Petra
Créé en 1458 pour Hugh Fraser, lord Lovat est un titre dans la pairie d'Écosse, qui a été donné en ligne directe jusqu'à la mort de son arrière-arrière-arrière et encore arrière et arrière-petit-fils, neuvième lord en 1696. Il fut ensuite porté par le grand-oncle et ses descendants. Aujourd'hui, le titre revient à Simon Lovat l'amoureux de la ravissante Petra Palumbo, la fille de Hayat Mroueh et lord Peter Palumbo. Simon et Petra convoleront en mai prochain, et ce sont les ouvrières de l'atelier d'Oscar de la Renta qui lui réalisent sa robe de mariée. En visite familiale à Beyrouth, Hayat et la future mariée étaient à dîner chez Claude el-Khoury, qui a réuni autour d'elles un groupe d'amis, dont Nayla et Khalil Arab, Youmna et Ricardo Karam, Dr Hassan Ramadan, Zoé et Nabil Debs, Denise et Jean-Lou Eddé, Ramzi Salman, Hafiza et Hassan Zantout, Nabil et Nana Hamdan, sans oublier Karim, Rima et Lina Mroueh.
Benguigui, Kenner et la lady de Moukhtara
Visite en coup de vent à Beyrouth pour Yamina Benguigui qui a participé à la conférence « Women on the front line » organisée à l'hôtel Phoenicia par May Chidiac et Sigrid Kaag, dans le cadre de la Journée internationale de la femme. L'ancienne ministre déléguée de la Francophonie, présidente du Forum mondial des femmes francophones et réalisatrice de documentaires, dont la série à succès Aïcha diffusée sur France2, a ensuite pris la route de Moukhtara où un déjeuner supracool était donné en son honneur par Nora Joumblatt. Notamment présents : Arnaud Pescheux, premier conseiller à l'ambassade de France ; Sabrina Aubert, premier secrétaire ; Sid Roueis, directeur de l'Institut français de Deir el-Qamar ; la directrice de la maison d'édition Orient littéraire Hind Darwich ; l'auteur de Paradis infernal Amal Makarem, et la directrice du festival de Beiteddine, Hala Chahine...
Quelques jours plus tard, la lady de Moukhtara recevait à sa table la juge américaine Carole Kenner, son mari Brian et son fils David, directeur du bureau du Foreign Affairs pour la région Moyen-Orient et parfaitement arabophone. Pour la bonne cause, la juge avait pris la décision d'exempter de taxes les citoyens américains qui avaient fait des donations à l'association Kayani créée par Nora Joumblatt pour la construction d'écoles destinées aux enfants des réfugiés syriens. Présents ce jour-là, Aïda Chawaf et son fils Bandar, Zeina et Jawad Adra, Safa Saïdi, Amélie Beyhum, Noor Samaha, l'avocat Louay Ghandour, et Doreen et Issam Charabati. Le lendemain, en marge de la célébration de la Journée de la femme, la juge a visité les cinq écoles fondées par Kayani, dont celle construite en juillet dernier en partenariat avec la fondation Malala, prix Nobel de la paix. La journée a été marquée par un marathon auquel ont participé plus de 200 écolières, suivi de la distribution de médailles pour les gagnantes, de discours et d'une vidéoconférence avec les élèves d'un établissement scolaire dans le Connecticut. L'anglais des petites étant boiteux, Bandar Chawaf a endossé le rôle de traducteur.
Rendons à Rhéa...
Dans la rubrique intitulée « El-Bourj » baisse le rideau, parue la semaine dernière, une malencontreuse manipulation électronique a fait sauter le nom de Rhéa Tuéni, copropriétaire de la librairie. Dont acte.
Autrefois colporteurs appelés Turcos, aujourd'hui de grands hommes d'affaires, des députés, des gouverneurs, des industriels, les Libanais de la diaspora jouent un rôle remarquable en Amérique latine où ils sont parvenus à réaliser des succès à la mesure de leurs ambitions. Actuellement, c'est Claudia Hakim Nehmé qui fait la une des journaux colombiens : elle vient d'être nommée directrice du Museo de Arte Moderno de Bogota (Mambo). Selon les médias locaux, la Libano-Colombienne est une artiste « éminente », un « célèbre sculpteur » qui travaille différents matériaux tels que l'acier, le béton et le cristal. Elle est également designer de textile et fondatrice de l'espace culturel NC-Art. Ses œuvres ont été exposées, entre autres, à ETRA Beaux- Arts, à Miami, et à la National...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef