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Moyen Orient et Monde - Turquie

Erdogan menace la Cour constitutionnelle qui a ibéré deux journalistes d’opposition

Le président Recep Tayyip Erdogan. Adem Altan/AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a tiré hier à boulets rouges sur la Cour constitutionnelle, qui a remis en liberté deux journalistes adversaires de son régime, en menaçant de remettre en cause son existence si elle récidivait. « J'espère que la Cour constitutionnelle ne tentera pas de récidiver d'une façon qui poserait la question de son existence et de sa légitimité », a lancé M. Erdogan lors d'un discours public à Burdur (Sud-Ouest) retransmis par les chaînes d'information.
Pour rappel, Can Dündar, rédacteur en chef du quotidien Cumhuriyet, et Erdem Gül, le chef de son bureau à Ankara, ont été incarcérés en novembre pour espionnage, divulgation de secrets d'État et de tentative de coup d'État pour avoir fait état dans leurs colonnes de livraisons d'armes par Ankara à des rebelles islamistes en Syrie. La Cour constitutionnelle a ordonné leur remise en liberté en février après 92 jours de détention, mais ils doivent être jugés à partir du 25 mars et risquent la prison à vie.
Furieux, le chef de l'État a donc multiplié les critiques publiques contre l'institution, affirmant notamment qu'il n'avait « pas de respect » et « n'obéira pas » à sa décision. Hier encore, il a accusé les « sages » turcs d'avoir rendu un jugement « contre son pays et son peuple ».
La Cour constitutionnelle reste l'un des rares organes de l'État qui ne soit pas contrôlé par M. Erdogan, au pouvoir depuis 2003.
L'incarcération des deux journalistes et les critiques du président islamo-conservateur contre la Cour ont suscité un tollé en Turquie et à l'étranger, renforçant les craintes de ses détracteurs qui l'accusent de dérive autoritaire.
Il y a une semaine, la justice turque a placé sous tutelle l'important groupe de presse d'opposition Zaman, proche de l'ennemi juré de M. Erdogan, l'imam Fethullah Gülen. La Turquie figure au 149e rang sur 180 du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF).
(Source : AFP)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a tiré hier à boulets rouges sur la Cour constitutionnelle, qui a remis en liberté deux journalistes adversaires de son régime, en menaçant de remettre en cause son existence si elle récidivait. « J'espère que la Cour constitutionnelle ne tentera pas de récidiver d'une façon qui poserait la question de son existence et de sa légitimité », a lancé M. Erdogan lors d'un discours public à Burdur (Sud-Ouest) retransmis par les chaînes d'information.Pour rappel, Can Dündar, rédacteur en chef du quotidien Cumhuriyet, et Erdem Gül, le chef de son bureau à Ankara, ont été incarcérés en novembre pour espionnage, divulgation de secrets d'État et de tentative de coup d'État pour avoir fait état dans leurs colonnes de livraisons d'armes par Ankara à des rebelles islamistes en...
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