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Moyen Orient et Monde - Libye

Attaque de l’EI près de Misrata, raids aériens à Syrte

Des jihadistes de l'État islamique (EI) ont attaqué hier un point de contrôle à Abou Graïn, près de la ville de Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli, tuant trois membres des forces de sécurité libyennes, a-t-on appris de source militaire.
Les assaillants se sont ensuite retirés et les services de sécurité contrôlent la situation, a-t-on ajouté. Abou Graïn est situé sur la route entre Misrata et Syrte, l'ancien bastion de Mouammar Kadhafi que l'EI contrôle depuis l'an dernier. Des avions, venant probablement de Misrata, ont par ailleurs mené des frappes contre trois objectifs à Syrte, a rapporté un habitant de la ville. Trois enfants ont été tués et leur mère a été blessée dans l'une de ces attaques, a ajouté ce témoin.
Parallèlement, le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a affirmé hier que l'EI disposait de plusieurs milliers de combattants en Libye. « Je vois que Daech (acronyme arabe de l'EI) est en train de se consolider en Libye », a dit le ministre devant le Sénat italien. « Il y a aujourd'hui 5 000 combattants de Daech, concentrés dans la région de Syrte mais capables d'accomplir des incursions dangereuses » à l'ouest comme à l'est, a ajouté le chef de la diplomatie italienne. Et selon des sources françaises et américaines, l'EI compte 3 000 à 5 000 combattants en Libye, dont des centaines de Tunisiens, Soudanais, Yéménites, ainsi que des Nigérians de Boko Haram venant se former avant de repartir frapper ailleurs.
M. Gentiloni, dont le pays, en première ligne en raison de sa proximité de la Libye, est pressenti pour guider une force internationale visant à endiguer l'EI et sécuriser le pays, a une nouvelle fois réitéré les conditions d'un tel engagement. « Nous travaillons pour pouvoir répondre à une éventuelle demande de sécurité du gouvernement libyen, rien de plus et rien de moins, dans le respect de la Constitution et uniquement après le feu vert du Parlement » italien, a souligné le ministre.
L'Italie a toujours dit qu'elle interviendrait uniquement à la demande d'un gouvernement libyen d'union nationale et dans le cadre d'une opération sous couvert de l'Onu. « Souvent les interventions " militaires" ne représentent pas la solution, mais parfois elles peuvent même aggraver le problème. À ceux qui alignent des chiffres de soldats, je rappelle que la Libye a une superficie six fois plus grande que l'Italie, et ce n'est pas un théâtre facile pour les exhibitions musclées », a-t-il ajouté.
(Sources : agences)

Des jihadistes de l'État islamique (EI) ont attaqué hier un point de contrôle à Abou Graïn, près de la ville de Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli, tuant trois membres des forces de sécurité libyennes, a-t-on appris de source militaire.Les assaillants se sont ensuite retirés et les services de sécurité contrôlent la situation, a-t-on ajouté. Abou Graïn est situé sur la route entre Misrata et Syrte, l'ancien bastion de Mouammar Kadhafi que l'EI contrôle depuis l'an dernier. Des avions, venant probablement de Misrata, ont par ailleurs mené des frappes contre trois objectifs à Syrte, a rapporté un habitant de la ville. Trois enfants ont été tués et leur mère a été blessée dans l'une de ces attaques, a ajouté ce témoin.Parallèlement, le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a affirmé...
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