Le Conseil supérieur islamique chérié en réunion, samedi, à Dar el-Fatwa. Photo Ani.
Le Conseil supérieur islamique chérié a insisté, samedi, sur l'importance du dialogue interne pour le maintien de la stabilité au Liban. Il a également appelé au renforcement des relations avec les pays arabes, notamment l'Arabie saoudite, et au respect de l'unanimité arabe.
Les membres du Conseil ont critiqué les agissements, fin février, de partisans du Hezbollah, suite à la diffusion d'un sketch satirique sur le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah, par la chaîne panarabe MBC, et appelé les Libanais à éviter la discorde. « Nous condamnons les actions dont Beyrouth et certaines régions ont été victimes, à savoir la coupure des routes, le fait de brûler des pneus et la diffusion de slogans incitant à la discorde », a indiqué le Conseil supérieur chérié dans un communiqué publié samedi, à l'issue de sa réunion sous la présidence du mufti de la République, Abdellatif Deriane.
« Ces actions auraient pu entraîner le pays dans la discorde si l'armée et les Forces de sécurité intérieure n'étaient pas intervenues », pouvait-on lire dans le communiqué. « Le dialogue interne est essentiel pour calmer la situation et arriver à un minimum de points communs, quelles que soient les dissensions concernant les affaires libanaises ou arabes », a indiqué le Conseil. « Nous invitons les Libanais à s'éloigner de tout ce qui serait susceptible d'ébranler la sécurité et la paix civile et à préserver l'unité musulmane et nationale », a-t-il ajouté.
Revenant sur la crise diplomatique avec Riyad, le Conseil supérieur chérié a appelé « à appuyer l'unanimité arabe ». « Les pays arabes sont unis face aux défis internes, régionaux et internationaux. Ceux qui ne respectent pas l'unanimité arabe sont responsables de la tentative de ruiner les relations historiques entre le Liban, l'Arabie saoudite et les pays du Golfe, a-t-il déclaré. Le Liban est un pays fondateur et actif de la Ligue arabe et il sera toujours du côté de l'Arabie saoudite et des pays arabes. »
Le Conseil a en outre invité à « fortifier les relations fraternelles arabes, notamment avec l'Arabie saoudite et les membres du Conseil de coopération du Golfe » et demandé à ces pays « de continuer à soutenir le Liban dans la phase difficile qu'il traverse ».
« La crise libanaise est de plus en plus compliquée à cause de la vacance présidentielle et des répercussions négatives de la crise régionale. L'élection présidentielle est une nécessité nationale et un devoir constitutionnel. Nous espérons que la prochaine réunion parlementaire permettra d'élire un président », a conclu le Conseil.

