Le pilote finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari) a signé le meilleur temps de la 2e et dernière session d’essais d’avant-saison de F1, organisée sur le circuit de Catalogne à Montmelo, près de Barcelone. Le chrono de Räikkönen, réalisé jeudi, est aussi le meilleur, en valeur absolue, des deux semaines d’essais. Lluis Gene/AFP
La dernière semaine d'essais de préparation à la saison 2016 de F1 a confirmé la tendance de la session précédente, fin février sur le même circuit de Catalogne : les Mercedes et les Ferrari seront très difficiles à battre cette année.
Le Finlandais de chez Ferrari, Kimi Räikkönen, a signé jeudi le meilleur temps absolu de ces huit journées de travail acharné, autant pour les pilotes que pour les ingénieurs et les mécaniciens : 1' 22'' 765/100es, en pneus Pirelli ultratendres, l'une des nouveautés italiennes de cette rentrée des classes. Soit un dixième de mieux, seulement, que son coéquipier Sebastian Vettel en pneus supertendres.
La deuxième session a été la copie conforme de la première : les pilotes Mercedes, Nico Rosberg et Lewis Hamilton, n'ont pas cherché à claquer des temps. Ils ont surtout limé le bitume, pendant des heures, en pneus medium : 619 tours au total, contre 674 la semaine dernière. À titre de comparaison, la Scuderia n'en a fait que 501, mais juste parce que la boîte de vitesses de Räikkönen a fait perdre un peu de temps à la Scuderia.
« Je n'ai jamais eu une aussi bonne voiture que ces dernières heures », a dit Rosberg avant de quitter le paddock catalan. « C'était vraiment une manière très positive de conclure cette semaine », a ajouté le vice-champion du monde allemand, sans rire, alors qu'il terminait la journée sur la 13e et dernière ligne de la feuille de temps, à plus de trois secondes de Vettel. « Nous avons fait beaucoup de kilomètres depuis deux semaines et nous ne pouvons que nous sentir bien préparés pour Melbourne (premier GP de la saison, le 20 mars). L'équipe a fait un travail formidable pour construire une voiture aussi fiable. Nous n'avons pas encore une idée générale de la hiérarchie en termes de performance et je pense que tout le monde est excité à l'idée de la découvrir enfin en Australie », a conclu Rosberg.
Renault vs Toro Rosso ?
Les journalistes un peu habitués au grand cirque de la F1, surtout les Britanniques et les Italiens, ont déjà trituré les chiffres dans tous les sens. Et s'il y a moins d'une seconde au tour entre Mercedes et Ferrari, à pneus équivalents, dans deux semaines à Melbourne, ce sera un miracle à fêter dignement dans toutes les églises de Maranello.
La parole à Vettel, le grand motivateur de la Scuderia : « Je suis heureux. Nous avons pu faire beaucoup de tours, aller au bout de notre programme de travail, c'était de bons essais. On verra bien si cette voiture peut gagner, mais la première impression est bonne et tout ce que nous avons construit est positif. Je me sens bien au volant et je suis heureux du pas en avant que nous avons fait. Nous essayons toujours de réduire l'écart avec les voitures de devant (les Mercedes), qui était très grand l'an dernier. Il va falloir être encore un peu patients. »
Derrière les deux titans de la F1, ces derniers essais ont confirmé que deux écuries équipées de moteurs Mercedes, Williams et Force India, ne comptent pas lâcher leur place dans le top 5, et que Red Bull, avec ses nouveaux moteurs Renault, désormais siglés TAG Heuer, vivra peut-être une saison plus excitante que la précédente.
Enfin, en milieu de tableau, une belle bagarre va probablement opposer Renault (ex-Lotus), en pleine reconstruction, et son ex-cliente Toro Rosso, qu'elle envisageait de racheter. Soit deux équipes jeunes, en moyenne d'âge, avec des pilotes qui vont tout faire pour survivre en F1 : Max Verstappen et Carlos Sainz Jr côté italien, Kevin Magnussen et Jolyon Palmer côté français.
Vivement le GP d'Australie !
(Source : AFP)
Le Conseil mondial valide le changement de format des qualifications
Le Conseil mondial du sport automobile a validé la modification du format des qualifications pour les GP de F1, dès le début de cette saison, a annoncé la Fédération internationale de l'automobile (FIA). L'objectif principal était de pimenter le spectacle à la veille d'un GP, comme le souhaitait la Commission F1, fin février. Puis des voix se sont élevées pour contester ce changement, sur le fond et sur la forme. Selon le communiqué de la FIA, garante des règlements sportifs et techniques, rien n'a changé par rapport à la version initiale de la Commission F1. Les pilotes seront en piste dès le début de chaque période de la séance (Q1, Q2 et Q3). Ils seront éliminés l'un après l'autre, en commençant par le plus lent. La Q1 durera 16 minutes, avec 22 voitures au départ, et le pilote le plus lent sera éliminé au bout de 7 minutes, puis un pilote toutes les 90 secondes, jusqu'à ce qu'il n'en reste que 15 pour la Q2 (15 minutes), après une courte pause. Sur ces 15 pilotes en Q2, et selon le même procédé, il n'en restera que 8 pour la Q3 (14 minutes), au lieu de 10 jusqu'à l'an dernier. À la fin de la Q3, et après élimination des 6 autres, toutes les 90 secondes, seuls les 2 pilotes les plus rapides resteront en piste pour la chasse à la pole position, dans le dernier tour.

