Les participants à la rencontre à la Maison du Futur.
Une rencontre-débat autour du thème « Le but de l'accord de Zabadani-Fouaa-Kfarya (conclu en janvier dernier), prélude à une nouvelle répartition ethnique au Moyen-Orient ? », a eu lieu hier à la Maison du Futur à Bickfaya, en collaboration avec l'association « Konrad Adenauer », et avec la participation de diplomates, de chercheurs et d'experts du Liban, de Syrie et d'Irak.
Étaient présents M. Neil Warmer, directeur du bureau de Syrie et d'Irak de l'association Konrad Adenauer, le député irakien Ahmad Jabbouri, l'ancien ministre d'État irakien Ali Dabbagh, l'activiste de la Coalition nationale syrienne Alia Mansour, ainsi que les anciens ministres Roger Dib et Khaled Kabbani.
Les participants ont discuté l'accord sous ses différents angles, avant de se poser la question de savoir s'il s'agit d'un cas isolé ou d'un modèle qui pourrait se répéter et constituer les prémices d'une distribution des habitants selon leur appartenance confessionnelle et leur nouvelle répartition dans le cadre du nouveau Moyen-Orient, surtout que l'accord est basé sur un tri confessionnel (expulsion des sunnites hors de Zabadani et des chiites hors de Fouaa et Kfarya).
Dans son allocution, l'ancien chef d'État Amine Gemayel, qui présidait la séance, s'est penché sur la question de la démographie en fonction de la géographie. Il a appelé à mettre fin à l'exode qu'il a qualifié de « forcé et destructif ». Selon lui, « la région est en transformation radicale et les nouveaux systèmes seront différents des anciens car la démocratie implique la diversité ».
Les participants ont également tenté d'étudier les changements opérés au sein du monde arabe et de définir les concepts de la « Syrie bénéfique », et de la « grande et petite Syrie occidentale ». Selon eux, il s'agit de modèles ingouvernables, et non bénéfiques sur le plan géopolitique.
Ils ont discuté aussi de la situation des Kurdes et leur droit à disposer d'eux-mêmes, ainsi que des chances de l'édification du « Grand Kurdistan ».


"Ils auraient dû discuté l'accord (Zabadani)en se posant la question de savoir s'il ne s'agit pas plutôt d'un modèle qui pourrait se répéter, et constituer les prémices d'1 distribution des habitants selon l'appartenance conFessionnelle et leur nouvelle répartition dans le cadre du nouveau Moyen-Orient. Surtout que l'accord est basé sur un tri confessionnel (expulsion des sunnites hors de Zabadani et des chiites hors de Fouaa et Kfarya). Ils ont surtout éludé les changements opérés au sein du monde arabe avec ces concepts de la « Syrie bénéfique et de la grande et petite Syrie occidentale » qui seraient, toujours selon eux, des modèles soi-disant ingouvernables et non bénéfiques sur le plan géopolitique ! Alors qu'ils approuvaient, en même temps, le (droit) des (SEULS) kurdes à disposer d'eux-mêmes, ainsi qu'ils considéraient comme une grande chance le fait d'édification d'un «Grand Kurdistan »." ! Ou, le dédoublement de la "personnalité".... Yâ wâââïyléééh !
10 h 02, le 05 mars 2016