Samir Geagea, hier, en compagnie de Farès Souhaid à Meerab. Photo Aldo Ayoub
Le coordinateur général des forces du 14 Mars, l'ancien député Farès Souhaid, a mis en garde hier contre la volonté du Hezbollah d' « établir sa mainmise sur l'ensemble de la République ».
L'ancien député de Jbeil a été reçu hier à Meerab par le président des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, avec lequel il a procédé à un tour d'horizon des derniers développements locaux et régionaux.
« Les lectures étaient concordantes concernant le danger que le Liban traverse à l'étape actuelle, notamment vis-à-vis du projet du Hezbollah, qui vise à torpiller la République », a affirmé M. Souhaid à l'issue de la rencontre.
« Le Hezbollah a un projet bien organisé et très dangereux dans le but d'établir sa mainmise non seulement sur la présidence de la République, mais peut-être sur l'ensemble de la République, ou de procéder à une redistribution des pouvoirs. Un tel projet ne saurait se poursuivre », a-t-il noté.
« Ce qui distingue Samir Geagea des autres, c'est qu'il sait parfaitement cela. Nous nous sommes mis d'accord sur la nécessité de continuer à défendre la légalité libanaise, incarnée par l'accord de Taëf, la Constitution libanaise, la relation du Liban avec le monde arabe et les résolutions internationales », a poursuivi Farès Souhaid.
« Les partis font leur travail et nous, en tant qu'indépendants, nous faisons le nôtre. Ce qui nous rassemble, c'est la défense de la légalité libanaise (...). Cette légalité est aujourd'hui menacée par un parti qui tente d'établir sa mainmise sur la République. Il est demandé à toutes les forces politiques souverainistes et aux partis de montrer qu'ils sont réellement avec la légalité libanaise. Il y aura un test, le 2 mars, et nous verrons qui se rendra à la Chambre « pour la séance électorale visant à élire un président de la République », a-t-il ajouté.
« Nous sommes face à un tournant très dangereux. Je l'ai dit lors du congrès de Saydet el-Jabal. Le torpillage de la Constitution libanaise, l'absence d'édification de l'État et d'élection présidentielle, ainsi que la paralysie des institutions et des tables de dialogue anticonstitutionnelles qui remplacent les institutions, tous ces signaux prouvent que le Liban court un grave danger », a conclu le coordinateur général du 14 Mars.


BON RÉVEIL ! ET LA MAINMISE...
13 h 15, le 01 mars 2016