Le député Nawwar Sahili, membre du bloc du Hezbollah, a estimé que « la décision saoudienne de suspendre son aide à l'armée et aux Forces de sécurité intérieure est un chantage dans tous les sens du terme ».
Selon lui, « ils ne font que réclamer les contreparties d'un don qui n'a jamais vu le jour et qui n'est que mensonge ». « Cela fait plus de deux ans qu'ils louvoient et reportent le déblocage du don, a déclaré le député hezbollahi. Ils n'ont jamais été sérieux dans ce sens, sinon, pourquoi n'avons-nous encore rien reçu de cette aide ? Certes, nous accueillons favorablement toute aide à l'armée, mais que ceux qui ne souhaitent pas lutter contre le terrorisme ne viennent pas invoquer de faux prétextes qui profitent à Israël », a-t-il ajouté.
Prenant part à une cérémonie à Bezzalié, dans la Békaa, à l'occasion de la fête de Sayeda Zeinab, M. Sahili a plaidé en faveur du consensus autour de la présidentielle. « D'aucuns nous accusent de violer la Constitution, tandis qu'ils sont responsables de la paralysie du pays par le blocage de l'exercice législatif. Nous ne faisons qu'exercer notre droit constitutionnel (de boycottage) et nous le faisons par respect du consensus », a-t-il déclaré.
M. Sahili a estimé qu' « en exigeant le quorum des deux tiers, la Constitution a accordé à chaque député le droit de se rendre ou non à la séance électorale ». Et d'ajouter : « En ce qui nous concerne, nous n'accepterons qu'une présidentielle par consensus. Toutes les parties évoquent d'ailleurs un consensus. Pourquoi dès lors blâmer ceux qui œuvrent pour un consensus à la tête de l'État ? Et pourquoi surtout fuir celui qui détient la plus grande base chrétienne au Liban (comprendre le chef du bloc du Changement et de la Réforme Michel Aoun, NDLR) ? »
« Pourquoi le camp opposé ne se rend-il pas au Parlement pour exercer ses fonctions législatives ? » a encore demandé le député du Hezbollah, appelant à « prêter attention à la situation catastrophique des gens et cesser les surenchères, en réactivant le Parlement et en favorisant un travail plus efficace du gouvernement ».
Liban
Sahili : Nous n’accepterons pas une présidentielle sans consensus
OLJ / le 23 février 2016 à 00h00

