Saad Hariri recevant samedi à la Maison du centre le mufti de la République à la tête du Conseil supérieur islamique chérié. Photo Ani
Le chef du courant du Futur, le député et ancien Premier ministre Saad Hariri, a fait samedi l'éloge de la modération face à « l'extrémisme, un grand danger pour le Liban, les musulmans, la région et le monde, et tous les pays souffrent de ce fléau dévastateur, qui contredit les principes de l'islam et son message, lequel appelle à la tolérance et l'amour, et rejette toutes les formes de violence et de terrorisme ».
M. Hariri s'exprimait à la Maison du centre devant les membres du Conseil supérieur islamique chérié et le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane.
« Nous devons unir nos efforts, non seulement pour lutter contre l'extrémisme, mais aussi pour sensibiliser les jeunes et la nouvelle génération aux dangers de l'extrémisme et du terrorisme, afin d'éviter d'adopter la propagande qui mène à l'égarement. Nous devons mettre l'accent sur l'importance de la modération et de ses effets sur la régularité de la vie et le progrès de l'humanité », a-t-il indiqué.
« La modération est une position et une force. Nous devons faire face à l'extrémisme dans les actes et non seulement en paroles. Nous avons une responsabilité commune de propager ce concept dans notre société, à travers des sermons et des positions. Ce qui compte pour moi, c'est que nous œuvrions ensemble pour mettre fin à tous les facteurs de fragmentation entre musulmans et fortifions l'arène islamique pour la sauver de toutes les attaques qu'elle subit, parce que l'unité des musulmans est la base de l'unité du Liban, et nous soutiendrons toujours cette unité », a ajouté Saad Hariri.
De son côté, le mufti Deriane a souligné que « la modération est la valeur principale de l'islam », rendant hommage à Saad Hariri et ses initiatives. « Vous êtes rentré au Liban malgré toutes les conditions difficiles que vous connaissez pour réactiver tous les dossiers stagnants. L'esprit politique libanais trouve toujours des solutions, et soyez sûr que nous faisons partie de cette équation et de cette patrie, que nous avons choisie comme notre patrie. Nous faisons partie de cet État et nous n'avons aucun projet en dehors de cet État », a noté le mufti.
« Le Premier ministre martyr Rafic Hariri a sauvé le Liban des conflits et des guerres, à travers l'accord de Taëf qui a consolidé les solutions et la stabilité au Liban. Nous devons nous accrocher à cet accord et ne permettre à personne de nous ramener à la case départ en appelant à une assemblée constituante. Nous sommes avec Taëf parce que nous avons payé le prix de cet accord, par les larmes et le sang des martyrs, et nous devons le préserver », a-t-il ajouté.
Le mufti a enfin appelé Saad Hariri à « réparer la relation libano-saoudienne ». « Vous êtes la personne la mieux placée pour ceci parce que les musulmans sunnites au Liban et la majorité des Libanais sont fidèles à l'Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et aux autres pays du Golfe », a-t-il indiqué, appelant le chef du Futur « à transmettre ce message, du plus haut conseil de la communauté sunnite au royaume d'Arabie saoudite, parce que nos positions soutiennent ceux qui étaient à notre côté durant notre crise ».
M. Hariri a ensuite donné un déjeuner en l'honneur des convives, en présence notamment du ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk et d'un nombre de députés du bloc du Futur. En soirée, il a reçu le président de la fondation Interpol, l'ancien ministre Élias Murr.


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