Le mouvement a été provoqué par l’arrestation d’un leader étudiant. Dibyangshu Sarkar/AFP
Un leader étudiant arrêté pour « sédition » a été frappé hier devant un tribunal de New Delhi. Ces violences alourdissent le climat dans une affaire qui a déclenché des manifestations étudiantes dans toute l'Inde et qui suscite la réprobation des défenseurs de la liberté d'expression.
Kanhaiya Kumar a été frappé peu avant une audience sur sa détention, la police de la capitale étant vivement critiquée pour ces nouveaux débordements après des violences ayant visé des journalistes et étudiants devant ce même tribunal lundi.
Kumar a été arrêté vendredi pour son implication présumée dans une récente manifestation au sein de la prestigieuse Jawaharlal Nehru University (JNU) de Delhi lors de laquelle des slogans anti-indiens ont été entonnés. Son arrestation a déclenché une vive polémique sur la liberté d'expression dans le pays, les mouvements de défense des libertés estimant que le gouvernement nationaliste hindou détournait une loi remontant à l'époque coloniale pour empêcher toute contestation et voix dissonante.
Amnesty International a demandé la libération immédiate de l'étudiant. « La loi sur la sédition était utilisée par les Britanniques pour limiter la liberté d'expression pendant la lutte pour l'indépendance de l'Inde, a dit Tara Rao, directeur des programmes d'Amnesty International India. Il est regrettable que le gouvernement y ait recouru pour museler et harceler les opinions divergentes. » Hier, la justice a ordonné son maintien en détention jusqu'au 2 mars après une audience tenue dans des conditions houleuses.
(Source : AFP)


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