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Appel à la grève générale à Kinshasa : transports en commun paralysés

Les transports en commun étaient paralysés mardi matin à Kinshasa, où une coalition d'opposition a appelé à une grève générale d'"avertissement" au président congolais Joseph Kabila, qu'elle accuse de manoeuvrer pour se maintenir indéfiniment au pouvoir, selon des correspondants de l'AFP et des témoins.

La radio française RFI, très populaire en République démocratique du Congo, n'était pas captable sur la fréquence locale, brouillée, mais pouvaient être entendue sur celle de Brazzaville, en face, sur l'autre rive du fleuve Congo.

Vers 06h00 (05h00 GMT) la circulation était extrêmement fluide dans les quartiers sud, centre et nord de la capitale vers lesquels affluent normalement les actifs qui se mettent en route pour travailler d'habitude dès 04h30 (03h30 GMT).

Seuls quelques "esprit de mort" (taxis collectifs) et taxis étaient visibles sur les grands axes quasi-désertés par les voitures personnelles. Le temps de transport s'en trouvaient considérablement réduits. Les taxis-motos, qui grouillent habituellement, étaient invisibles.
Les rares bus Transco (transports publics) circulaient pratiquement à vide. Pour pallier le manque de transport, des piétons remontaient les rues vers le nord de la capitale, mais en nombre considérablement réduit par rapport au flux habituel.

Dans le quartier Ozone (ouest), des gens attendaient à un arrêt depuis plus d'une heure sans avoir vu passer le moindre bus, selon un témoin. Aucun transport en commun ne fonctionnait non plus au rond-point UPN, noeud du réseau dans l'ouest de la capitale. Les policiers chargés de la circulation avaient pris leur postes plus tôt. Hormis cela, la présence policière était peu visible dans la ville.
Près du stade des Martyrs, non loin du Parlement, quelques centaines de policiers étaient néanmoins rassemblés, selon un journaliste de l'AFP.

Un autre correspondant de l'AFP a vu une dizaine de jeunes brûler deux pneus sur l'avenue Huileries, à Lingwala (nord de la capitale) où la police avait dispersé il y a dix jours des manifestants scandant des slogans hostiles à M. Kabila le soir de la victoire de la RDC au Championnat d'Afrique des Nations de football (CHAN).

L'opposition accuse M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat s'achève en décembre, de manoeuvrer pour contourner l'interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter, afin de se maintenir indéfiniment à la tête de l'État.

Les transports en commun étaient paralysés mardi matin à Kinshasa, où une coalition d'opposition a appelé à une grève générale d'"avertissement" au président congolais Joseph Kabila, qu'elle accuse de manoeuvrer pour se maintenir indéfiniment au pouvoir, selon des correspondants de l'AFP et des témoins.La radio française RFI, très populaire en République démocratique du Congo, n'était pas captable sur la fréquence locale, brouillée, mais pouvaient être entendue sur celle de Brazzaville, en face, sur l'autre rive du fleuve Congo.Vers 06h00 (05h00 GMT) la circulation était extrêmement fluide dans les quartiers sud, centre et nord de la capitale vers lesquels affluent normalement les actifs qui se mettent en route pour travailler d'habitude dès 04h30 (03h30 GMT).Seuls quelques "esprit de mort" (taxis collectifs) et...