Le roi Hussein durant sa conférence de presse. Il avait l’air fatigué et fumait nerveusement cigarette sur cigarette. Radiophoto AP
(...) C'est en tenue de commandant suprême de l'armée jordanienne et la poitrine constellée de décorations que le roi Hussein a fait son entrée dans la salle du palais royal où s'est déroulée (...) la conférence de presse du souverain. (...)
Le roi avait l'air fatigué et il parla très lentement. Il fumait nerveusement cigarette sur cigarette. Assis dans un fauteuil aux armoiries royales, il avait devant lui dix-sept micros. (...)
Au début de sa conférence de presse, le roi Hussein s'est longuement étendu sur les raisons qui ont amené le gouvernement jordanien à adopter les mesures contre lesquelles les organisations de résistance se sont élevées. Ces dispositions, a-t-il dit, ont été mal interprétées à l'étranger. (...)
« Les mesures que le gouvernement a édictées (...) ne visaient pas à retirer leurs armes aux Fedayin, encore moins à liquider la résistance palestinienne », a-t-il notamment déclaré (...).
(...) « Le gouvernement a adopté ces dispositions pour que l'action de tous soit mieux coordonnée, pour que chacun d'entre nous accomplisse son devoir dans la bataille qui doit libérer les territoires occupés et restituer aux Arabes leurs droits légitimes », a dit aussi le roi. (...)
En réponse à la question d'un journaliste qui notait que les Fedayin détiennent le véritable pouvoir en Jordanie, le souverain a déclaré : « Leur pouvoir ou le nôtre, c'est le même pouvoir. » Certains journalistes s'étant mis, alors, à rire, le roi Hussein se leva soudainement de son siège pour annoncer que la conférence de presse était terminée. (...)


On dirait le "Hélôh".... Charles !
11 h 02, le 15 février 2016