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Moyen Orient et Monde - Cisjordanie

Israël boucle la petite ville de Qabatiya

L'État hébreu soupèse ses options après l'attentat de mercredi à Jérusalem-Est ; craintes d'une nouvelle escalade de la violence.

En Cisjordanie occupée, l’armée israélienne bloquait hier les accès à Qabatiya et menait une importante opération dans la bourgade, d’où étaient originaires les trois auteurs (abattus) de l’attentat commis la veille à Jérusalem-Est. Cette opération militaire était ponctuée de violents heurts avec les habitants de la ville. Jaafar Ashtiyeh/AFP

Les forces israéliennes bouclaient hier la petite ville palestinienne de Qabatiya, en Cisjordanie occupée, d'où venaient les trois auteurs d'un attentat commis la veille à Jérusalem-Est et qui a ravivé la crainte d'une escalade au dénouement incertain, tandis qu'Israël soupesait ses options. En outre, la vague d'attaques qui ne connaît pas de répit depuis début octobre dernier s'est poursuivie hier : deux adolescentes arabes israéliennes ont poignardé et légèrement blessé un agent de sécurité près de la gare routière de Ramleh, dans l'ouest d'Israël, avant d'être arrêtées, a dit la police israélienne.
En Cisjordanie occupée, l'armée israélienne a bloqué les accès à Qabatiya et mené une importante opération dans la ville de plus de 15 000 habitants, située au sud de Jénine. Elle a également arrêté une dizaine de personnes, des proches et des connaissances des trois jeunes de 19 et 20 ans qui ont tué, mercredi, une garde-frontière israélienne et en ont blessé une autre dans l'attaque à Jérusalem-Est, a dit la police palestinienne. Les forces israéliennes ont pris les dimensions des maisons des assaillants, abattus en menant leur attentat, habituel préalable à leur démolition.
Parallèlement, des affrontements ont mis aux prises les soldats israéliens et des habitants de Qabatiya, localité particulièrement agitée lors des première et deuxième intifadas, et dont plusieurs habitants ont péri dans les violences qui secouent les territoires palestiniens et Israël depuis quatre mois.

Signal d'alerte
L'attaque de mercredi a ravivé la crainte d'une escalade et de nouveau confronté le gouvernement israélien à des choix. À la différence de la grande majorité des attaques, celle de mercredi impliquait non pas un Palestinien armé d'un couteau et agissant isolément, mais trois hommes également armés de deux pistolets mitrailleurs et d'engins explosifs qui n'ont pas détoné. Cet attentat « représente un important signal d'alerte. On n'est plus dans l'acte spontané, on n'est plus dans l'amateurisme », écrivait hier le quotidien Maariv. Le journal Yedioth Aharonot parlait, lui, de « tournant dans l'actuelle vague de terrorisme ».
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réuni mercredi soir ses hauts responsables de la sécurité, a indiqué un responsable sous le couvert de l'anonymat. Au cours des derniers mois, le gouvernement a déjà réagi par des renforts massifs à Jérusalem, l'accélération des démolitions punitives, l'annonce d'un assouplissement des règles d'ouverture du feu ou d'un recours accru aux emprisonnements sans inculpation ni procès.
Les commentateurs spéculaient hier sur la riposte d'un Premier ministre sous pression. Ils évoquaient la possibilité d'une partition sécuritaire entre le nord et le sud de la Cisjordanie ou une éventuelle révocation des permis délivrés aux proches d'auteurs d'attentat, servant à travailler en Israël ou dans les colonies. M. Netanyahu est confronté aux réserves d'une grande partie de ses généraux. Ils s'attendent à ce que le mouvement dure des mois, mais s'opposent à tout châtiment collectif et veulent préserver une relative normalité dans la vie des Palestiniens pour empêcher une escalade plus grave.
(Source : AFP)

Les forces israéliennes bouclaient hier la petite ville palestinienne de Qabatiya, en Cisjordanie occupée, d'où venaient les trois auteurs d'un attentat commis la veille à Jérusalem-Est et qui a ravivé la crainte d'une escalade au dénouement incertain, tandis qu'Israël soupesait ses options. En outre, la vague d'attaques qui ne connaît pas de répit depuis début octobre dernier s'est poursuivie hier : deux adolescentes arabes israéliennes ont poignardé et légèrement blessé un agent de sécurité près de la gare routière de Ramleh, dans l'ouest d'Israël, avant d'être arrêtées, a dit la police israélienne.En Cisjordanie occupée, l'armée israélienne a bloqué les accès à Qabatiya et mené une importante opération dans la ville de plus de 15 000 habitants, située au sud de Jénine. Elle a également arrêté...
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