Devant un immense portrait de Saad Hariri, le mouvement des jeunes du 14 Mars réclame la suppression du tribunal militaire.
La décision de justice qui a permis la libération, sous caution, de l'ancien ministre Michel Samaha continue de susciter le courroux dans différents milieux.
Hier, les organisations de jeunesse relevant du 14 Mars ont tenu un sit-in devant le siège du courant du Futur à Saïda pour protester contre cette décision, réclamant par la même occasion l'élimination des tribunaux d'exception et le transfert du dossier de Samaha devant la Cour de justice.
Les protestataires ont dénoncé à ce propos « l'arbitraire qui entache la prise de certaines décisions judiciaires et certains jugements, plus précisément dans l'affaire du criminel Michel Samaha ».
« Les hommes libres de ce pays n'accepteront pas le jugement rendu par le tribunal militaire », a affirmé le représentant du secteur de la jeunesse au sein du courant du Futur, Ziad Daher, assurant que le mouvement de protestation se poursuivra jusqu'à la suppression du tribunal militaire.
La Cour de cassation militaire avait ordonné le 12 janvier la libération sous caution de Michel Samaha.
L'ancien ministre avait été condamné le 13 mai 2015 à quatre ans et demi de prison après avoir été reconnu coupable d'avoir transporté des explosifs en vue de perpétrer des attentats au Liban en 2012. Comme l'année judiciaire est de neuf mois et qu'il avait été arrêté en août 2012, M. Samaha devait donc être libéré à la fin de l'année. Ce verdict a suscité un tollé dans plusieurs milieux politiques libanais qui l'ont estimé trop clément.
Les protestataires ont ensuite été accueillis par la députée de Saïda, Bahia Hariri, à son domicile à Majdelyoun. Mme Hariri a indiqué que le mouvement de contestation suscité par la décision de la cour militaire « est un droit que détient tout Libanais aspirant à un État juste ». « Notre credo continuera d'être celui de l'État de droit et de sa consolidation, ce qui suppose également le devoir de rectifier le tir toutes les fois que l'État faillit à sa mission, et ce quel que soit le slogan ou la justification », a déclaré Mme Hariri.


ATTENDEZ LE VERDICT AVANT D'ENVAHIR LES RUES ET DE PERTURBER LA VIE DES CITOYENS !
11 h 14, le 30 janvier 2016