« Ceux qui attendent d’un président choisi par le suffrage populaire qu’il reste assis n’ont rien compris à ce pays », a assuré hier le chef de l’État turc, Recep Tayyip Erdogan, devant des membres de la société civile. Adem Altan/AFP
Le chef de l'État turc, Recep Tayyip Erdogan, a défendu hier l'idée d'un référendum pour changer la Constitution et assuré que la présidence aux pouvoirs renforcée, qu'il appelle de ses vœux avec insistance, n'était pas une « affaire personnelle ».
« Nous pensons que le système parlementaire en Turquie est à bout de souffle. Nous pensons que la Turquie a besoin d'un système présidentiel », a déclaré M. Erdogan lors d'un discours, prononcé à Ankara, devant des membres de la société civile. « Et je veux corriger une incompréhension : le système présidentiel n'est pas une affaire personnelle pour Tayyip Erdogan », a-t-il poursuivi. « Le Parlement peut se prononcer, mais le peuple doit être ensuite consulté. La décision finale revient au peuple, pas aux députés », a ajouté le chef de l'État turc. « Ceux qui attendent d'un président choisi par le suffrage populaire qu'il reste assis n'ont rien compris à ce pays », a-t-il assuré.
Depuis son élection à la tête de l'État en 2014, M. Erdogan, auparavant à la tête du gouvernement pendant 11 ans, veut changer la Constitution issue du coup d'État militaire de 1980, qui accorde au Premier ministre l'essentiel du pouvoir exécutif. Ses détracteurs voient dans son insistance une nouvelle marque de sa dérive autoritaire. Une commission parlementaire ad hoc doit commencer la semaine prochaine à plancher sur un projet de Loi fondamentale.
(Source : AFP)

