Cette photo prise hier montre les travaux de construction en cours pour agrandir la colonie religieuse de Ramat à Jérusalem-Est Ahmad Gharabli/AFP
L'Onu dénonce la colonisation, Israël accuse l'Onu de favoriser le terrorisme : la virulence des échanges reflète la défiance entre le gouvernement israélien et une communauté internationale qui doute de sa volonté de faire la paix avec les Palestiniens, malgré des violences renouvelées. Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a fustigé mardi la poursuite de la colonisation comme « un affront fait au peuple palestinien et à la communauté internationale », après la révélation de plusieurs projets en Cisjordanie occupée. Alors que la Cisjordanie, Jérusalem et Israël sont en proie à un nouvel accès de violences qui a réveillé le spectre d'une nouvelle intifada, M. Ban s'est alarmé du risque que ces projets, des « initiatives provocatrices », ne fassent « monter encore la tension et (nuisent) à toute perspective de règlement politique ». Ces propos « encouragent le terrorisme », a abruptement répliqué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. M. Netanyahu a mal pris que M. Ban invoque la « frustration » des Palestiniens et « justifie » ainsi les violences en en imputant la faute à Israël.
M. Ban a évoqué plusieurs projets israéliens récemment rendus publics, comme le feu vert à la construction de 153 nouveaux logements ou l'annexion de terres agricoles dans la vallée du Jourdain. Mais les démolitions israéliennes, les déplacements de bédouins ou les restrictions au développement économique relèvent aussi de la colonisation et l'occupation, a-t-il dit en creux. M. Netanyahu répète qu'il est prêt à reprendre sans condition les négociations, arrêtées en avril 2014, mais qu'il n'a pas en face de lui de « partenaire pour la paix ». Le président palestinien Mahmoud Abbas vient lui aussi de dire qu'il était prêt à discuter si Israël stoppait la colonisation et relâchait des Palestiniens en vertu d'un accord antérieur, tout en assurant que ce n'étaient pas là des conditions. Aujourd'hui, aucun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité ni l'UE semblent prêts à une initiative pour relancer l'effort de paix. Les Palestiniens eux-mêmes disent préparer un projet de résolution au Conseil de sécurité, sur la colonisation ou un statut de protection internationale.
« Rien de sérieux » ne se produira avec l'actuel gouvernement israélien, qui fait la part belle au lobby procolons, dit l'expert Jonathan Rynhold. Selon lui, M. Netanyahu « ne construit pas tant que cela dans les colonies » et cela frustre les partisans de la colonisation dans sa majorité. Mais, avec une partie palestinienne refusant de discuter sans conditions préalables et avec sa propre majorité ténue, « il n'a pas grand-chose à gagner à prendre de front la droite ».
L'Onu, l'Union européenne mais aussi les États-Unis s'inquiètent que la poursuite de la colonisation ne créent une réalité qui rende impossible la solution retenue par les grands projets de paix pour résoudre un conflit vieux de plusieurs décennies : la création d'un État palestinien coexistant en paix avec Israël. De plus en plus expriment ouvertement non seulement les doutes dans l'engagement israélien à rechercher une « solution à deux États », mais la crainte de devoir déclarer cette solution morte pour de bon.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
L'Onu dénonce la colonisation, Israël accuse l'Onu de favoriser le terrorisme SI L'ONU EST SINCERE DANS SA DENONCIATION DE LA COLONISATION ET ISRAEL VRAIEMENET SOUCIEUCE D'EN FINIR AVEC LE TERRORISME, QU'ON ADOPTE LE PRINCIPE DES 2 ETATS AU LIEU D'ETERNISER CE CONFLIT HERITEE DU SIECLE DERNIER. ET DIRE QUE L'ONU PRETEND OEUVRER POUR LA PAIX ET LA SECURITE INTERNATIONALES ET ISRAEL D'ETRE LA SEULE VRAIE DEMOCRATIE DE LA REGION,CAPABLE DE DEFENDRE LES DOITS DE L'HOMME ET DES PEUPLES.
16 h 46, le 28 janvier 2016