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Moyen Orient et Monde - Migrants

La Grèce sous pression pour mieux contrôler la frontière de l’UE

L'UE assure qu'elle versera bientôt les 3 milliards d'euros promis à la Turquie.

Le musée de la marine d’Amsterdam où s’est tenue hier une réunion européenne sur la crise des migrants. Remko de Waal/AFP

La Grèce s'est retrouvée hier sous la pression de ses partenaires européens pour mieux contrôler sa frontière avec la Turquie, principale porte d'entrée des migrants dans l'UE, lors d'une réunion à Amsterdam, également consacrée à la lutte contre le terrorisme.
Mais avant d'entamer leurs débats sur ce thème, c'est sur la crise migratoire, qui n'en finit pas d'ébranler l'unité de l'UE, que les ministres se sont surtout exprimés devant les micros tendus à leur arrivée à Amsterdam (Pays-Bas).
L'Autriche a mené la charge contre Athènes, qu'elle avait déjà menacée samedi d'« exclusion provisoire » de l'espace Schengen de libre circulation. « C'est un mythe que la frontière gréco-turque ne peut pas être protégée, la marine grecque a suffisamment de capacités pour sécuriser cette frontière », a estimé la ministre autrichienne de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner. Si la Grèce n'agit pas, « la frontière extérieure de l'Europe va se déplacer vers l'Europe centrale », a averti Mikl-Leitner à son arrivée à la réunion.

Schengen menacé
Son homologue allemand Thomas de Maizière a également appelé la Grèce à « faire ses devoirs », mais sans employer le même ton ni reprendre à son compte les menaces d'exclusion, juridiquement impossible. « Le fait demeure que nous voulons sauvegarder Schengen, nous voulons des solutions européennes communes, mais le temps est compté », a insisté M. de Maizière, estimant que le point-clé était une mise en œuvre rapide de l'accord de l'UE avec la Turquie pour freiner les flux de migrants vers l'Europe.
D'Ankara, où elle est en visite, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a affirmé hier que les trois milliards d'euros promis par Bruxelles à la Turquie pour maintenir les migrants sur son sol seraient disponibles « dans un délai raisonnable ». Ankara et Bruxelles ont signé fin novembre un « plan d'action » qui prévoit une aide européenne de 3 milliards d'euros aux autorités turques en échange de leur engagement à mieux contrôler leurs frontières et à lutter contre les passeurs.
Mais cet accord tarde à produire des effets, des milliers de migrants continuant chaque jour à tenter la traversée périlleuse entre les côtes turques et les îles grecques, porte d'entrée dans l'UE, malgré les mauvaises conditions météo hivernales.
L'Italie et l'Espagne ont également appelé à un renforcement du contrôle des frontières extérieures, mais ont également insisté sur le fait qu'il ne fallait pas « isoler » la Grèce.
Les ministres de l'Intérieur devaient une nouvelle fois discuter de la possibilité d'étendre jusqu'à deux ans les rétablissements de contrôles aux frontières situées à l'intérieur de l'espace de libre circulation de Schengen. La période maximale de ces rétablissements est normalement de six mois.
Sur le principe, l'idée de l'exécutif européen suscite peu d'oppositions frontales. Mais même parmi des pays favorables, le souhait de la Commission de pouvoir faire intervenir ce nouveau corps dans un pays ne le souhaitant pas est considéré comme irréaliste.

(Source : AFP)

La Grèce s'est retrouvée hier sous la pression de ses partenaires européens pour mieux contrôler sa frontière avec la Turquie, principale porte d'entrée des migrants dans l'UE, lors d'une réunion à Amsterdam, également consacrée à la lutte contre le terrorisme.Mais avant d'entamer leurs débats sur ce thème, c'est sur la crise migratoire, qui n'en finit pas d'ébranler l'unité de l'UE, que les ministres se sont surtout exprimés devant les micros tendus à leur arrivée à Amsterdam (Pays-Bas).L'Autriche a mené la charge contre Athènes, qu'elle avait déjà menacée samedi d'« exclusion provisoire » de l'espace Schengen de libre circulation. « C'est un mythe que la frontière gréco-turque ne peut pas être protégée, la marine grecque a suffisamment de capacités pour sécuriser cette frontière », a estimé la...
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