Le sumotori japonais Kotoshogiku a terrassé son adversaire, Goeido, et terminé la compétition sur le bilan de 14 victoires pour une défaite. Photos AFP et Reuters
Le sumotori Kotoshogiku a remporté, dimanche, la Coupe de l'Empereur lors du grand tournoi du Nouvel An à Tokyo, première victoire d'un Japonais depuis 2006 dans ce sport traditionnel nippon de plus en plus dominé par les étrangers.
Le lutteur de 31 ans, originaire de Fukuoka, dans le sud-ouest de l'archipel, et promu en 2011 au rang d'ozeki, deuxième plus haute distinction, a terrassé son adversaire, Goeido, et terminé la compétition sur le bilan de 14 victoires pour une défaite. Dans les jours précédents, il s'était imposé face aux légendaires champions mongols Hakuho et Harumafuji, et avait également dominé son compatriote Toyonoshima. « Je suis si heureux, il n'y a pas de mots », a réagi Kotoshogiku après son sacre, qui a ainsi donc mis fin à une longue période sans gloire pour les sumotoris japonais. Aucun n'avait gagné la Coupe depuis la victoire en janvier 2006 de Tochiazuma, désormais retraité. Le sumo peine à attirer les jeunes Japonais, qui lui préfèrent le glamour du base-ball ou du football. La suprématie des lutteurs étrangers, nombreux venus de Mongolie, mais aussi d'îles du Pacifique comme Hawaï, d'Europe de l'Est ou d'Afrique du Nord, a déconcerté les traditionalistes et suscité de grands débats. Cependant, ces nouveaux concurrents arrivés au Japon au début des années 1990 ont gagné, à l'image de Hakuho qui a raflé 35 titres, l'estime générale en redonnant ses lettres de noblesse au sumo, alors qu'une série de scandales récents est venue ternir l'image d'un sport vieux de 2 000 ans.
Caractérisé par le gabarit impressionnant de ses lutteurs, entouré de tout un rituel et associé à un entraînement extrêmement rigoureux ainsi qu'une hiérarchie stricte, le sumo est fréquemment l'objet de rumeurs de combats truqués et de paris illégaux, de saisies de drogues et de récits d'abus physiques extrêmes.
(Source : AFP)


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