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Liban - Communautés

Raï ne veut pas d’un président de « défi »

Le chef de l'Église maronite s'est rendu hier au Vatican où il sera reçu en audience, samedi, par le pape.

Le patriarche maronite, Béchara Raï, a de nouveau appelé les députés à se dépêcher d'élire un président de la République, sans pour autant se prononcer en faveur de l'un ou de l'autre des candidats en lice, notamment le chef du bloc du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, et le leader des Marada, Sleiman Frangié.
« Nous avons applaudi aux deux initiatives lancées. La candidature du député Sleiman Frangié (soutenue officieusement par le courant du Futur), puis celle du général Michel Aoun, appuyée par les Forces libanaises. (...) Les blocs politiques et parlementaires doivent se retrouver autour d'une table afin de plancher sur toutes les initiatives pour parvenir à élire un nouveau président, un président qui puisse rassembler les Libanais parce que le pays ne peut pas être doté d'un chef de l'État dont l'élection serait considérée comme un défi, mais d'un homme accepté de tous, sage et ayant une vision d'avenir et bénéficiant de la confiance du peuple », a déclaré le patriarche avant de prendre l'avion pour le Vatican où il sera reçu samedi en audience par le pape François.
Prié de dire s'il va évoquer le dossier libanais avec le souverain pontife, Mgr Raï a répondu par l'affirmative. Le pape et les responsables du Vatican « avaient été les premiers à nous pousser à aider les Libanais à s'entendre autour de la présidentielle pour que la décision à ce sujet reste libanaise », a-t-il dit.
« Nous voulons un président fabriqué au Liban », a encore insisté le chef de l'Église maronite. « Les forces politiques et les blocs parlementaires doivent prendre leurs responsabilités, observer la situation et élire un président accepté par les forces régionales et internationales », a-t-il souligné, après s'être étendu, en réponse à la question de savoir si une entente sur ce dossier peut se réaliser sans interférence régionale ou internationale, sur « les particularités du Liban, le seul pays de la région à avoir un président chrétien, où les chrétiens et les musulmans sont égaux et ont les mêmes droits et les mêmes obligations, où la religion est séparée de l'État, où les libertés sont respectées et où le pluralisme culturel et religieux prévaut ».

« Personne ne peut imposer quelqu'un à un autre »
Prié de dire s'il approuvait la position du chef du Parlement, Nabih Berry, qui avait affirmé mercredi que le soutien de Samir Geagea à Michel Aoun était insuffisant et que d'autres éléments étaient requis pour que l'échéance présidentielle puisse avoir lieu, Mgr Raï a répondu : « C'est ce que j'avance également, en ce sens que la présidentielle est une affaire libanaise qui relève du Parlement composé de représentants de tous les blocs politiques et des communautés. Aussi, personne ne peut imposer quelqu'un à un autre, d'où l'importance de concertations entre les blocs politiques et parlementaires. »
Il a assuré, en réponse à une autre question de la presse, qu'aucun entretien n'est prévu à Rome avec le leader du courant du Futur, Saad Hariri, ou avec le chef des Marada, Sleiman Frangié. « J'ai reçu (ce dernier il y a deux jours et il ne m'a pas parlé d'un voyage en Italie », a-t-il déclaré. « Quant à M. Hariri, je n'ai aucun contact avec lui depuis près d'un mois. »
Répondant à une autre question, le chef de l'Église maronite a souligné que « si les responsables libanais ne parviennent même pas à prendre de décision au sujet du problème des ordures, il est légitime de se demander ce qu'ils font encore à leurs postes. Ils devraient partir ».
Mgr Raï s'est rendu au Vatican à la tête d'une délégation composée de l'archevêque maronite de Batroun, Mgr Mounir Khairallah, du directeur du Centre catholique d'information, le père Abdo Abou Kasm, et du directeur de l'information à Bkerké, Walid Ghayad. Des adieux officiels lui ont été réservés à l'aéroport. Il devra regagner Beyrouth jeudi prochain.
Dimanche, il sera à Foligno où il coprésidera dans la cathédrale de la ville la messe pour la consécration d'un autel dédié à saint Maron qui accueillera les reliques du saint.

Le patriarche maronite, Béchara Raï, a de nouveau appelé les députés à se dépêcher d'élire un président de la République, sans pour autant se prononcer en faveur de l'un ou de l'autre des candidats en lice, notamment le chef du bloc du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, et le leader des Marada, Sleiman Frangié.« Nous avons applaudi aux deux initiatives lancées. La candidature du député Sleiman Frangié (soutenue officieusement par le courant du Futur), puis celle du général Michel Aoun, appuyée par les Forces libanaises. (...) Les blocs politiques et parlementaires doivent se retrouver autour d'une table afin de plancher sur toutes les initiatives pour parvenir à élire un nouveau président, un président qui puisse rassembler les Libanais parce que le pays ne peut pas être doté d'un chef de l'État dont...
commentaires (1)

Il a déjà parlé ce qui remplit des volumes sur cette question..

Halim Abou Chacra

06 h 30, le 22 janvier 2016

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Commentaires (1)

  • Il a déjà parlé ce qui remplit des volumes sur cette question..

    Halim Abou Chacra

    06 h 30, le 22 janvier 2016

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