Le ministre de la Justice avec l’Union des familles beyrouthines. Photo Dalati et Nohra
Le ministre de la Justice a réitéré hier sa position hostile à l'égard du tribunal militaire et réaffirmé sa « non-confiance en ce tribunal ».
M. Rifi a reçu une délégation de l'administration de l'Union des familles beyrouthines, et la discussion a porté sur la relaxe de Michel Samaha. À l'issue de la rencontre, le ministre de la Justice a indiqué avoir affirmé à la délégation sa poursuite du dossier de Samaha. « J'ai rencontré Saad Hariri hier (mardi) en Arabie saoudite et nous avons insisté sur l'importance de ne pas abandonner cette affaire, et nous insistons à la transmettre devant la Cour de justice car nous n'avons pas confiance dans le tribunal militaire », a-t-il ajouté avant de poursuivre : « Il s'agit d'un tribunal ad hoc qui ne relève pas de la compétence du ministère de la Justice, et ce dernier de le supervise pas. »
M. Rifi a remis à la délégation une copie du projet de loi concernant « la mise en place de tribunaux et de départements spécialisés dans les affaires de terrorisme et les grands crimes ». Selon lui, « nous ne tirons pas sur le tribunal, mais proposons un projet alternatif que refusera un camp politique qui bénéficie du tribunal, mais nous continuerons à plaider quel que soit le prix ».
Par ailleurs, M. Rifi a répondu au ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil qui avait déclaré dimanche que les élections au sein du Courant patriotique libre sont une preuve que nous pouvons tenir des élections législatives sur la base de la proportionnelle. Il s'est adressé à M. Bassil en ces termes : « Calmez vos ardeurs. Vous n'êtes pas seuls dans ce pays, nous avons notre mot à dire et nous refusons votre condescendance. »
À son tour, le président de l'Union des familles beyrouthines Fawzi Zeidane a stigmatisé la décision de relaxe de Samaha, estimant qu'« elle est politisée et soutient un camp politique et régional qui ne veut pas du bien pour le Liban ».
Par ailleurs, M. Rifi a reçu une délégation de l'Association libanaise de la progression des sciences, et une délégation judiciaire française présidée par la présidente de la deuxième chambre de la Cour de cassation Laurence Flise, en présence du premier président de la Cour libanaise de cassation Jean Fahd, ainsi que des présidents des chambres de la cour. La discussion a porté sur la coopération bilatérale en vue de l'amélioration de la productivité de la cour.

