Les insurgés talibans menacent de prendre le contrôle de trois districts stratégiques de la province afghane du Helmand, dans le sud du pays, théâtre depuis des semaines de combats intenses contre les forces gouvernementales. Le gouvernement a envoyé des renforts depuis Kaboul afin de protéger les districts de Gereshk, Sangin et de Marjah, autour de la capitale provinciale, Lashkar Gah, a déclaré hier le chef de la police du Helmand, Abdul Rahman Sarjang. Certains accrochages ont lieu à quelques centaines de mètres à peine de l'axe routier qui relie Kandahar, la grande ville du sud afghan, à Herat, dans l'ouest du pays.
Les forces afghanes se heurtent à la tactique de harcèlement pratiquée par les talibans, qui frappent en un lieu avant de se déplacer ailleurs. Lorsque les renforts gouvernementaux arrivent, ils sont déjà repartis. « Ils s'en prennent habituellement aux endroits faibles et exploitent les vides de notre dispositif de sécurité », commente Omar Zwak, porte-parole du gouverneur du Helmand. Bastion de longue date des talibans et haut lieu de la production d'opium qui participe au financement du mouvement islamiste insurgé, le Helmand n'a jamais été facile à contrôler. Le retrait des forces de combat étrangères, il y a plus d'un an, a laissé les forces afghanes en première ligne face aux insurgés.
Face à la dégradation de la situation, les États-Unis puis la Grande-Bretagne ont décidé de différer les plans de retrait de leurs troupes encore présentes en Afghanistan. Fin décembre, des avions américains ont bombardé des districts pris par la milice islamiste.
(Source : Reuters)


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