L’ex-président pakistanais Pervez Musharraf. Archives AFP
L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf a été acquitté hier du meurtre en 2006 d'un chef rebelle, l'une des trois affaires dans lesquelles il est poursuivi depuis son retour d'exil, selon des sources judiciaires. « Le tribunal a rejeté toutes les accusations à l'encontre de l'ancien dirigeant Pervez Musharraf et de toutes (les personnes) impliquées dans l'affaire », a déclaré à la presse Aftab Sherpao, ancien ministre de l'Intérieur, qui figurait parmi les coaccusés du général.
M. Musharraf, au pouvoir de son coup d'Útat à la fin 1999 à sa démission à l'été 2008, était jugé par un tribunal antiterroriste à Quetta pour le meurtre de Nawab Akbar Bugti. Ministre en chef du Baloutchistan à la fin des années 80 avant de rejoindre la rébellion autonomiste au début des années 2000, Bugti avait été tué en 2006 dans une opération de l'armée pakistanaise.
L'assassinat de cet influent chef tribal avait contribué à revigorer la rébellion autonomiste et sécessionniste au Baloutchistan, plus grande province du Pakistan, et provoqué de violentes manifestations dans le pays.
Selon l'expert Imtiaz Alam, « l'administration était sous pression pour ne pas trouver de preuves solides contre les puissants », sans s'étendre sur l'origine des pressions. « C'est une situation gagnant-gagnant pour le gouvernement et pour Musharraf », a estimé de son côté le spécialiste en questions de sécurité Talat Masood.
(Source : AFP)

