Le chef de la diplomatie, hier, en compagnie du chargé d’affaires américain. Photo Dalati et Nohra
Le chargé d'affaires de l'ambassade des États-Unis, Richard Jones, s'est dit inquiet de l'état de la sécurité « partout dans le monde », au regard de ce qui se passe en ce moment à Djakarta, Paris et ailleurs.
À l'issue d'un entretien avec le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, au palais Bustros, le diplomate a affirmé avoir passé en revue avec M. Bassil l'agenda des deux conférences internationales du 25 janvier, à Genève, sur la Syrie, et du 4 février à Londres, réservée aux pays donateurs.
« J'ai également attiré l'attention de M. Bassil sur le plan de travail de l'Onu pour combattre l'extrémisme violent, que le secrétaire général va lancer aujourd'hui (hier) et auquel les États-Unis accordent une grande importance », a dit le diplomate. « Nous avons encouragé le Liban à établir des plans similaires, en coordination avec d'autres pays », a-t-il ajouté. « Dans les circonstances actuelles, l'état de la sécurité nous paraît inquiétant partout dans le monde », a-t-il jugé, en réponse à la question d'un journaliste, rapprochant les attentat de Djakarta et de Paris de celui qui avait été perpétré à Bourj el-Brajné. « Mais, a-t-il jugé, sur le plan international, il me paraît positif d'affirmer que Daech n'est pas un géant et que les violations de l'État islamique (...) seront punies. S'ils persistent dans leurs plans terroristes, nous les trouverons et nous les punirons », a-t-il promis.
Pour sa part, et partant du dernier essai d'une bombe nucléaire par la Corée du Nord, M. Bassil a plaidé devant M. Jones le dossier de la non-prolifération des armes nucléaires, et a souhaité qu'Israël s'y rallie.
L'ambassadeur de Russie et une ministre britannique
Par ailleurs, M. Bassil a reçu l'ambassadeur de Russie Alexandre Zasypkin, avec lequel il a également parlé de l'important rendez-vous de Genève sur la Syrie, pour la recherche d'une solution politique à la crise syrienne.
« Il faut réussir à lancer les négociations entre le gouvernement et l'opposition syrienne, et garantir la participation du plus large éventail de forces de la société syrienne ; ce qui exclut, évidemment, les terroristes », a tranché le diplomate.
Enfin, M. Bassil a examiné avec la ministre britannique de la Croissance internationale, Justine Greening, l'ordre du jour de la rencontre des pays donateurs qui se tiendra à Londres, le 4 février prochain.


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