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Moyen Orient et Monde - Turquie

Ankara bombarde l’EI en riposte à l’attentat-suicide d’Istanbul

Le ministre de l'Intérieur Efkan Ala a annoncé hier la mise en garde à vue de sept suspects sans en préciser l'identité ou le rôle présumé.

Une pancarte sur laquelle on peut lire l’inscription « Stop au terrorisme, nous sommes le monde » au milieu des fleurs en hommage à la mémoire des victimes de l’attaque d’Istanbul le mardi 12 janvier 2016. Ozan Kose/AFP

Le gouvernement turc a annoncé hier avoir riposté à l'attentat-suicide qui a tué 10 touristes allemands à Istanbul en bombardant en Syrie et en Irak plusieurs centaines de cibles du groupe État islamique (EI), accusé d'avoir piloté le « kamikaze ». Deux jours après l'attaque qui a visé, pour la première fois en Turquie, des étrangers, le Premier ministre Ahmet Davutoglu a dévoilé que l'artillerie turque avait visé en 48 heures « près de 500 positions de Daech (l'acronyme arabe de l'EI) » en représailles au « lâche attentat d'Istanbul ». Lors d'une intervention devant les ambassadeurs turcs, le chef du gouvernement a affirmé que les bombardements turcs avaient fait 200 tués dans les rangs de l'EI. Ce lourd bilan n'a pas été confirmé de source indépendante. Très ferme, M. Davutoglu a prévenu que « toute attaque qui vise les invités de la Turquie sera punie ». « Nous lutterons d'une manière déterminée contre l'organisation terroriste Daech jusqu'à ce qu'elle quitte définitivement la frontière turque », a-t-il promis.

Sept gardes à vue
Depuis l'attentat qui a fait 103 tués le 10 octobre devant la gare d'Ankara, attribué à l'EI, la police turque a multiplié les coups de filets contre ses membres présumés et renforcé les contrôles à ses frontières pour tenter de tarir le flux des recrues étrangères qui rejoignent le groupe jihadiste en Syrie. Sept suspects ont été placés en garde à vue, a annoncé hier le ministre de l'Intérieur Efkan Ala, sans en préciser l'identité ou le rôle présumé. Selon les autorités turques, le « kamikaze » est un Syrien de 28 ans, identifié dans les médias comme Nabil Fadli.
L'attaque menée mardi marque un changement de stratégie pour l'EI qui a, pour la première fois en Turquie, visé une cible étrangère. Dix Allemands ont été tués et 17 autres personnes ont été blessées tout près de Sainte-Sophie et la Mosquée bleue, deux des monuments les plus visités de la plus grande ville du pays.

(Source : AFP)

Le gouvernement turc a annoncé hier avoir riposté à l'attentat-suicide qui a tué 10 touristes allemands à Istanbul en bombardant en Syrie et en Irak plusieurs centaines de cibles du groupe État islamique (EI), accusé d'avoir piloté le « kamikaze ». Deux jours après l'attaque qui a visé, pour la première fois en Turquie, des étrangers, le Premier ministre Ahmet Davutoglu a dévoilé que l'artillerie turque avait visé en 48 heures « près de 500 positions de Daech (l'acronyme arabe de l'EI) » en représailles au « lâche attentat d'Istanbul ». Lors d'une intervention devant les ambassadeurs turcs, le chef du gouvernement a affirmé que les bombardements turcs avaient fait 200 tués dans les rangs de l'EI. Ce lourd bilan n'a pas été confirmé de source indépendante. Très ferme, M. Davutoglu a prévenu que...
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