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Moyen Orient et Monde - Allemagne

Violence à Cologne : les suspects pour la plupart d’origine étrangère

Des milliers de personnes se sont rassemblées hier soir à Leipzig brandissant des pancartes où on pouvait lire : « Islam = terreur ».

Des milliers de personnes se sont rassemblées hier soir à Leipzig, en ex-RDA, brandissant des pancartes où on pouvait lire : « Les réfugiés ne sont pas les bienvenus » avec, en ombre chinoise, trois hommes armés de couteaux poursuivant une femme. Tobias Schwarz/AFP

C'était trop beau pour durer. L'époque où les Allemands accueillaient les réfugiés à bras ouverts dans les gares en lançant « des Wilkomen » à tout va apparaît déjà loin. L'époque de l'optimisme et de l'hospitalité, c'était hier, c'était avant. Avant cette nuit de la Saint-Sylvestre marquée par de nombreuses agressions dans les rues de Cologne et à la suite de laquelle plus de 500 plaintes, dont 40 % pour agressions sexuelles, ont été déposées. Si l'affaire a pris autant d'ampleur en Allemagne, c'est que les premiers éléments de l'enquête, ainsi que les témoignages des victimes, ont pointé du doigt la responsabilité de personnes d'origine étrangère. Assez pour que certaines personnes fassent le lien entre ces agressions et l'accueil des réfugiés en Allemagne.

Hier, les autorités allemandes ont annoncé que la quasi-totalité des suspects des violences étaient d'origine étrangère. Ralf Jäger, le ministre de l'Intérieur de l'État régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a indiqué que les faits avaient été commis « presque exclusivement » par des personnes « d'origine immigrée », notamment d'Afrique du Nord et du monde arabe. « Il y a aussi parmi les suspects des réfugiés venus chez nous l'année dernière », a-t-il dit. Il a ajouté que 14 des 19 suspects identifiés à ce jour étaient originaires du Maroc et d'Algérie. Quatre d'entre eux ont été placés en détention provisoire pour les faits du Nouvel An. Au total, près d'un millier d'hommes d'origine arabe et d'Afrique du Nord se sont rassemblés la nuit de la Saint-Sylvestre devant la gare de Cologne, a expliqué M. Jäger. Des heurts y ont éclaté et des agressions sexuelles y ont été commises avant que la place ne soit évacuée. Mais la foule a pu s'y rassembler de nouveau et de nouvelles violences ont été perpétrées, selon lui.
M. Jäger a reconnu dès lors que l'action de la police « avait été inacceptable ». Le chef de la police de Cologne a été suspendu en conséquence la semaine dernière.
Mais il a démenti que la police ait voulu « dissimuler » l'ampleur des événements. Selon lui, elle a péché dans sa communication si bien que sa « crédibilité a été mise en cause ». En retour, le ministre a promis « plus de présence policière, plus de vidéosurveillance ».


(Lire aussi : « Maintenant, les Allemands vont nous détester »)

 

Planification ?
Le rapport de M. Jäger est le premier du genre, alors que la police locale de Cologne s'est distinguée depuis une semaine par une communication confuse et très parcimonieuse.
De nombreuses zones d'ombre demeurent et contribuent à aggraver la situation : comment les agressions ont-elles pu prendre cette ampleur sans que la police n'intervienne ? Et, surtout, les violences étaient-elles planifiées ?
Le ministre s'est inquiété du « danger » de « stigmatiser » les étrangers à la lumière de ces événements : « C'est ce que font les charognards de l'extrême droite, c'est leur seul argument », a-t-il déclaré.
Une inquiétude d'autant plus forte que des agressions racistes ont visé des Pakistanais, des Africains et des Syriens dans la nuit de dimanche à lundi à Cologne. Ces ratonnades semblent avoir été organisées sur les réseaux sociaux sous le mot-clé de « promenade », selon la police de Cologne.
Des dizaines de personnes ont été interrogées, dont des militants d'extrême droite, des « bikers » ou des « videurs de boîte de nuit » mais aucune arrestation n'a eu lieu, a indiqué la même source.
La presse locale à Cologne parle elle d'une expédition punitive en représailles aux violences du Nouvel An. « Je vois ces développements, ce qui se passe avec la haine d'extrême droite, avec grande inquiétude », a dit M. Jäger.

Les Allemands inquiets
Le mouvement islamophobe Pediga a sauté sur l'occasion pour organiser des manifestations contre les réfugiés. Après un rassemblement à Cologne au cours du week-end marqué par des heurts avec la police, des milliers de personnes se sont rassemblées hier soir à Leipzig, en ex-RDA, brandissant des pancartes où on pouvait lire : « Islam = terreur », ou « Les réfugiés ne sont pas les bienvenus » avec, en ombre chinoise, trois hommes armés de couteaux poursuivant une femme.
En ciblant les réfugiés, Pediga cherche surtout à affaiblir la position d'Angela Merkel. Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 2005, Mama Merkel, comme l'ont surnommée les réfugiés, semble dans une position délicate. Critiquée par l'opposition mais également à l'intérieur de son parti, la chancelière allemande a été obligée de durcir son discours ces derniers jours. Elle a annoncé, ce week-end, une procédure facilitée d'expulsion des demandeurs d'asile enfreignant la loi. Selon un sondage de la chaîne RTL, quelque 57 % des Allemands redoutent désormais une hausse de la criminalité avec l'arrivée d'autant de migrants, contre 40 % qui ont un avis contraire. De quoi obliger la chancelière à opérer un changement de cap dans sa politique ?

 

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Commentaire
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C'était trop beau pour durer. L'époque où les Allemands accueillaient les réfugiés à bras ouverts dans les gares en lançant « des Wilkomen » à tout va apparaît déjà loin. L'époque de l'optimisme et de l'hospitalité, c'était hier, c'était avant. Avant cette nuit de la Saint-Sylvestre marquée par de nombreuses agressions dans les rues de Cologne et à la suite de laquelle plus de 500 plaintes, dont 40 % pour agressions sexuelles, ont été déposées. Si l'affaire a pris autant d'ampleur en Allemagne, c'est que les premiers éléments de l'enquête, ainsi que les témoignages des victimes, ont pointé du doigt la responsabilité de personnes d'origine étrangère. Assez pour que certaines personnes fassent le lien entre ces agressions et l'accueil des réfugiés en Allemagne.Hier, les autorités allemandes ont annoncé...
commentaires (3)

On voit bien là, "l'utilité".... du tchador ! "Sacrés" Per(s)cés !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

18 h 15, le 12 janvier 2016

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Commentaires (3)

  • On voit bien là, "l'utilité".... du tchador ! "Sacrés" Per(s)cés !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 15, le 12 janvier 2016

  • SI VOUS N'APPLIQUEZ PAS LE : TRIER ET EXPULSER... CE NE SONT QUE DES COMMENCEMENTS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 01, le 12 janvier 2016

  • Merci pour l'information. Maintenant on veut leur nationalité et leur affiliation politico religieuse svp. N'hésitez pas à le faire svp, quand il s'agit d'un chiite renvoyé des bensaoudie on le mentionne bien pourtant. non?

    FRIK-A-FRAK

    11 h 06, le 12 janvier 2016

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