Le Conseil islamique chérié a appelé à maintenir le dialogue national élargi pour aboutir à l'élection d'un président de la République.
À l'issue de sa réunion mensuelle tenue à Dar el-Fatwa sous la présidence du mufti de la République, Abdellatif Deriane, le Conseil islamique chérié a publié un communiqué dans lequel il a souhaité que les démarches nationales en vue d'un accord sur l'élection d'un chef de l'État « soient encouragées et consolidées » parce que « le Liban ne peut exister que sur base d'une entente entre tous », estimant que « le retard dans l'élection présidentielle n'est dans l'intérêt d'aucun Libanais soucieux de la sécurité et de la stabilité du pays ».
Le communiqué a également souligné l'importance du dialogue entre le courant du Futur et le Hezbollah, estimant qu'il s'agit d'« une nécessité nationale pour repousser la discorde et réduire la tension politique ». À cet égard, le Conseil chérié a déploré « les discours exacerbés », invitant les parties concernées à « tenir un langage national et modéré qui évoque l'unité islamique et nationale ». Il a mis en garde contre « les dangers qu'encourent le Liban et les Libanais à cause de la paralysie des institutions », exhortant les responsables à « abandonner leurs rivalités » et à « remplir leurs devoirs constitutionnels et nationaux » pour que le pays et ses habitants cessent d'être les « otages de l'attente ».
Le Conseil s'est par ailleurs félicité de la libération des militaires qui étaient otages du Front al-Nosra, souhaitant la même issue heureuse au dossier des soldats encore aux mains du groupe État islamique.
Solidarité avec l'Arabie saoudite
Sur le plan régional, le Conseil a déploré « la crise ascendante entre les pays arabes et l'Iran » qui a découlé des attaques contre l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran et du consulat général saoudien à Machhad (nord-est de l'Iran), exprimant sa « solidarité avec l'Arabie saoudite dans la défense de sa sécurité et de sa souveraineté, ainsi que de la sécurité de tous les Arabes ». Le communiqué a insisté à cet égard sur la nécessité de rester fidèle à « celui qui s'est tenu et se tient sans conditions aux côtés du Liban dans ses nombreuses épreuves et crises, et qui héberge un grand nombre de Libanais travaillant sur son sol ».

