Les évêques maronites hier, à l'occasion de leur réunion mensuelle, à Bkerké. Photo Ani
Les évêques maronites ont réitéré hier, à l'issue de leur réunion mensuelle au siège patriarcal à Bkerké, leur appel à l'élection d'un président de la République en 2016, alors que le siège est vacant depuis le 25 mai 2014.
Dans un communiqué, ils ont estimé que le Liban, à l'instar de la région, « a besoin d'un profond dialogue », en raison de la crise politique qui détruit ses institutions et des répercussions de la crise régionale.
« La porte d'accès au dialogue se traduit par le respect de la Constitution et du pacte national et par l'élection d'un président de la République, afin de prévenir l'effondrement du pays », ont souligné les évêques. « Il ne faut pas jouer avec l'avenir du pays, mais prendre au sérieux toute initiative relative au dossier de la présidence », ont-ils ajouté.
Et d'inviter les autorités à se pencher attentivement sur les problèmes quotidiens des citoyens qui ne font que s'amplifier et dont les solutions sont gelées. « Ces autorités doivent assumer leurs responsabilités et fournir un travail sérieux et productif, loin des tiraillements politiques », a poursuivi le communiqué, appelant les responsables « à faire la distinction entre les exigences de la fonction publique et les choix politiques ».
Les prélats maronites ont enfin salué les institutions militaire et sécuritaire, garantes de la paix et de l'unité non seulement aux frontières, mais aussi face au terrorisme et à la criminalité.

