Un enfant syrien adossé à un mur fissuré par les balles dans le quartier est de la Ghouta à Damas. AFP / Abdulmonam Eassa
L'enquête sur l'identité d'un jihadiste qui menace le Royaume-Uni dans une vidéo du groupe État islamique (EI), où il apparaît masqué, se concentrait hier sur un Britannique qui a fui en Syrie en 2014 alors qu'il était dans le viseur de la justice.
Citant une source officielle, la BBC affirme que Siddhartha Dhar est directement visé par l'enquête ouverte par les autorités britanniques après la diffusion de la vidéo dimanche montrant l'exécution de cinq hommes, présentés par un jihadiste s'exprimant en anglais comme étant des « espions » à la solde du gouvernement britannique. À ce stade, les autorités britanniques n'ont donné aucun élément confirmant cette thèse relayée par plusieurs médias britanniques, et un porte-parole de Downing Street s'est contenté de souligner que la vidéo était toujours en cours d'examen. La sœur du suspect, Konika Dhar, n'a pas non plus été en mesure de l'identifier formellement, reconnaissant néanmoins que la voix du jihadiste de la vidéo ressemblait à celle de son frère. « Si c'est lui, je vais aller là-bas et je le tuerai moi-même », a-t-elle déclaré dans les médias britanniques. Au Royaume-Uni, Siddhartha Dhar, de confession hindoue avant sa conversion à l'islam, dirigeait une affaire de location de châteaux gonflables.
Destruction d'armes chimiques
Par ailleurs, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui a supervisé la destruction des stocks d'armes déclarées par Damas en septembre 2013 sous la pression internationale, a annoncé hier que l'arsenal d'armes chimiques a été détruit en totalité. L'arsenal a « été détruit à 100 % », a déclaré le porte-parole de l'organisation, Malik Ellahi. Les derniers vestiges de l'arsenal déclaré par le régime – 75 bonbonnes de fluorure d'hydrogène – ont été détruits dans une usine du Texas, aux États-Unis. La plus grande partie de l'arsenal syrien, gaz moutarde et sarin, avait été neutralisée sur un navire de la marine américaine avant d'être transformée en déchets, ou effluents, qui ont eux-mêmes été détruits. « Cette destruction met fin à un chapitre important dans l'élimination du programme d'armes chimiques en Syrie », a souligné dans un communiqué le directeur général de l'OIAC, Ahmet Üzümcü.
Mais il a reconnu que l'organisation basée à La Haye continuait de travailler pour « clarifier la déclaration syrienne » et mettre au clair les « utilisations continues d'armes chimiques dans ce pays ». Dans un rapport distinct rendu public lundi après avoir été transmis au Conseil de sécurité, l'organisation a notamment indiqué enquêter sur 11 incidents dont a fait état le gouvernement syrien, dans lesquels des personnes auraient été exposées au gaz sarin ou à des produits similaires. « L'enquête doit continuer pour déterminer quand et dans quelles circonstances ces cas ont pu se produire », a estimé l'OIAC dans le rapport.
(Source : AFP)


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