Tammam Salam, en compagnie de Boutros Harb, hier, au Grand sérail (photo Dalati et Nohra).
Le ministre des Télécommunications, Boutros Harb, a souligné hier qu'« en raison de ce qui se passe sur la scène locale et extérieure, les choses se compliquent et certaines solutions qui auraient pu être adoptées sont devenues impossibles, ce qui entrave toute proposition qui pourrait sortir le Liban de la crise, notamment présidentielle ».
« Par conséquent, le gouvernement devrait assumer ses responsabilités », a-t-il ajouté à l'issue d'une entrevue avec le Premier ministre, Tammam Salam. « S'il est incapable de le faire, a-t-il ajouté, en raison des positions politiques de certaines parties qui bloquent l'élection présidentielle, il doit démissionner ou au moins s'abstenir d'assister à l'effondrement du pays sans qu'il ne puisse être en mesure d'agir. »
M. Harb a souligné qu'il a soulevé ce problème avec le Premier ministre. « Je pense que nous sommes sur la même longueur pour ce qui a trait à la nécessité pour ce gouvernement d'agir ou de rendre son tablier, a-t-il poursuivi. Je pense que le Premier ministre est sur le point de prendre une décision dans ce sens, susceptible de surmonter l'obstacle qui entrave toute démarche de l'exécutif. »
Et M. Harb de conclure : « J'espère que nous pourrons dans un avenir proche redonner vie à ce gouvernement ou, à défaut, qu'on lui porte le coup de grâce. Les Libanais seront ainsi libérés d'un gouvernement dont certains membres ne désirent pas plancher sur les affaires quotidiennes des Libanais. »

