Ahmad Fatfat chez Amine Gemayel. Photo Ani
Ahmad Fatfat, membre du bloc parlementaire du Futur, a estimé hier, à l'issue d'une visite chez le président Amine Gemayel, que « le Hezbollah ne veut pas de compromis pour la présidentielle à l'heure actuelle ». « Il veut imposer le général Michel Aoun comme président de la République », a-t-il affirmé. Ces propos font suite aux déclarations d'un haut responsable du Hezbollah, lors d'une visite mardi à Bkerké, qui a indiqué que l'appui du parti chiite à la candidature de Michel Aoun est une affaire « d'éthique politique » et qu'il « ne tentera pas de convaincre le général Aoun de changer d'attitude ».
« Le Hezbollah et l'Iran veulent que la vacance présidentielle persiste. Ils veulent imposer certaines conditions, ce qui veut dire qu'il n'y aura pas d'élection bientôt, a indiqué M. Fatfat. Le Hezbollah est un parti libanais qui a le droit de donner son avis, mais il n'a pas le droit d'imposer sa volonté aux autres. Ce sont les députés qui décideront, et si le Hezb veut élire M. Aoun, nous n'avons qu'à organiser des élections au Parlement et voir qui sera élu. »
M. Fatfat a par ailleurs indiqué qu'une « nouvelle initiative pour la présidentielle était envisagée, semblable à celle qui a permis d'avancer le nom de Sleiman Frangié ». « Le général Aoun a le droit d'aspirer à la présidence, mais il ne peut pas paralyser l'État de cette façon. Nous avons besoin d'élire un président de la République au plus vite », a-t-il dit.
M. Fatfat a également déclaré, lors d'un entretien à la Voix du Liban 100,3, que la position du Hezbollah est influencée par l'Iran. « L'Iran veut garder la carte de la présidentielle libanaise pour ses pourparlers dans la région. Le parti de Dieu veut faire des profits politiques par le biais de ce qu'il définit comme un "package deal". Mais il devra alors y inclure le dossier de son arsenal militaire illégal et de son intervention en Syrie », a-t-il conclu.


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