Les participants à la conférence de presse. Photo Ani
Près de deux semaines après l'arrestation de l'ancien député Hassan Yaacoub, dans le cadre de l'affaire Hannibal Kadhafi, sa famille a tenu hier une conférence de presse au siège de l'ordre de la presse.
Dans son allocution, Ali Yaacoub (frère de l'ancien député) a demandé la libération immédiate de son frère « et le maintien de M. Kadhafi aux mains des autorités judiciaires libanaises, pour avoir accès à des détails concernant la disparition de l'imam Moussa Sadr et ses compagnons ».
M. Yaacoub a affirmé (sa) « confiance dans les autorités judiciaires capables d'être indépendantes par rapport au pouvoir politique », avant de demander « des actions rapides dans ce dossier pour interdire toute discorde, et préserver l'unité de la communauté chiite et de la nation ».
Il a également estimé que « la détention de Hassan Yaacoub est politique », avant de mettre en avant « la non-compétence des autorités judiciaires libanaises car l'enlèvement n'a pas eu lieu sur le territoire libanais, et la personne concernée est actuellement entre les mains des forces de l'ordre et du pouvoir judiciaire libanais ».
« La demande d'ouverture d'une enquête dans l'affaire Hannibal Kadhafi de la part du ministre de la Justice est illégale car elle transfère l'accusation à une tierce personne », a-t-il encore dit avant de signaler son « refus de tout compromis ».
Notons enfin que la famille et les partisans de l'ancien député se sont rassemblés hier à Ras el-Nabeh, à Beyrouth, en vue d'y organiser un sit-in ouvert.


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