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Lifestyle - Carnet De Voyage

Escapade de luxe à Paris

Difficile année parisienne. Qui s'ouvre sur un attentat, se referme sur un autre, plus meurtrier encore. Après les attaques du 13 novembre a fleuri le hashtag #JesuisParis, comme un bouclier derrière lequel la Ville lumière s'arc-boute. Paris et ses valeurs, son mode de vie, son patrimoine. Paris, aussi, capitale du luxe. Un secteur, comme tant d'autres, qui a pâti des attaques, mais qui résiste. Escapade de luxe à Paris*.

En Business et en Première, les nouveaux sièges Air France sont de véritables cocons. Photo D.R.

Une coupe de champagne dans un cocon. C'est ainsi que débute l'escapade parisienne sur le tarmac de Beyrouth. En septembre dernier, Air France inaugurait le premier vol Paris-Beyrouth équipé de ses nouvelles cabines. Ces dernières sont au cœur d'une stratégie de montée en gamme de la compagnie française qui a déboursé un peu plus de 560 millions de dollars pour la rénovation de sa flotte long-courrier. Parmi les lignes bénéficiant de ces nouvelles cabines, de la classe « Economy » à « La Première », la liaison Paris-Beyrouth. Soit quatre heures et quelque de voyage, quand il se déroule en classe affaire, dans un cocon. Un cocon parce qu'avec quatre sièges (qui peuvent se mettre en position totalement horizontale) au lieu de sept par rangée, l'accès à l'allée est direct : finies les acrobaties pour enjamber le voisin. Une bulle parce qu'un petit panneau amovible sépare les sièges. Dans ce cocon, l'on pourra verser une larme, en toute discrétion, devant La famille Bélier, un casque antibruit rivé aux oreilles, et farfouiller comme un enfant impatient à Noël dans la trousse de toilette, en attendant le repas (conçu par de grands chefs) : salade de crabe sur lit d'endives, roulade de mérou aux fines herbes et macaron à l'orange, arrosés d'un Côte du Rhône au nez très légèrement anisé, sélectionné par Paolo Basson, meilleur sommelier du monde 2013. En Business, le pain est tiède juste ce qu'il faut pour que le beurre s'étale sans effort, et les couverts ne tombent jamais sur les genoux.

 

 

 


Quelques mètres devant, c'est La Première dont le mot d'ordre est la mise en exergue du raffinement et du chic à la française : un autre cocon totalement isolé, des couleurs tendres, un siège qui se transforme en lit de 2 mètres avec oreiller en plumes antiallergique et couette, une belle tablette pour les repas, un écran vidéo interactif de 10,4 pouces pour se détendre, de la vaisselle Bernardaud et Christofle... Sur quelques destinations, La Première se fait suite, le passager se retrouvant dans un espace totalement individualisé. De quoi franchement hésiter à descendre de l'appareil.

 

Le Peninsula Paris, élégant et raffiné
Une fois à Paris, le voyage se poursuit direction place de l'Étoile. À quelques mètres de l'arc de triomphe se trouve l'un des derniers palaces ayant ouvert ses portes dans la capitale française. Avenue Kleber, le Peninsula Paris accueille ses visiteurs avec deux gros lions : un mâle, une patte sur une boule, et une femelle, retenant un cube. Symbole de la puissance et de l'équilibre version chinoise, et clin d'œil aux propriétaires de la chaîne The Hongkong and Shanghai Hotels.
Derrière le couple de lions se dresse une imposante bâtisse chargée d'histoire. Ce bâtiment, qui date de 1908, abrita l'hôtel Majestic, repère de la haute société parisienne pendant la Belle Époque. Le 18 mai 1922, s'y retrouvent, autour d'une même table, Marcel Proust, James Joyce, Pablo Picasso, Igor Stravinsky et Serge Diaghilev. En 1973, c'est au Majestic que l'on signe les Accords de Paris qui mettent fin à la guerre du Vietnam.

 

 

 


Pour restaurer un bâtiment avec un tel pedigree, un chantier qui a duré quatre ans, la direction du groupe Peninsula a fait appel à une armée d'artisans qui ont sorti de leur sommeil boiseries, marbres et dorures. Aujourd'hui, le palace propose 200 chambres, dont 34 suites. Une belle machine qui tourne grâce à 600 salariés. Ici, pas de chichi, ni de snobisme, mais de l'élégance et du raffinement.
Les chambres allient confort – salle de bains en marbre et baignoire spa, lit hyperconfortable face à un écran géant caché dans un meuble Art déco – et technologie – tout est commandé par une tablette tactile. Avec un goût du détail prononcé, du sèche-ongle dans le dressing aux toilettes équipées d'une fonction jet multidirectionnel, dans la salle de bains.
Il est indispensable de s'extirper du confort de la chambre pour découvrir les divers restaurants. L'Oiseau blanc est installé au dernier étage de l'hôtel. Entre une reproduction du biplan à bord duquel Charles Nungesser et François Coli disparurent en tentant, en 1927, la traversée Paris-New York sans escale, et la tour Eiffel, l'on savourera un menu « bistronomique ». Autre option, six étages plus bas, le Lili, du nom d'une cantatrice chinoise des années 20, et sa cuisine cantonaise, hommage à l'héritage asiatique du Peninsula.
Après la sieste crapuleuse, la séance de gym ou de spa, à ne pas rater, puis, aux alentours de 17h, le goûter concocté par une star montante de la pâtisserie, Julien Alvarez : dans le décor pastel du Lobby, croquer une tarte au citron vert sur un sablé breton, crème de citron vert et gelée au sucre muscovado, pendant que le pianiste revisite en version ascenseur Eye of the Tiger.

 

Les salons Air France
Après une telle plongée dans le luxe et le raffinement, les paliers de décompression sont indispensables avant de revenir à la surface. Premier palier dans les salons Business ou Première d'Air France, bulles chics, à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Dans ces salons, l'on se restaurera (Ducasse), se reposera, lira, se fera chouchouter au spa (Clarins ou Biologique Recherche). Et grâce aux services poussés d'accompagnement et de prise en charge par le personnel Air France, l'aéroport se fera comme par magie milieu hospitalier, voire plaisant.
Puis il faudra embarquer. Deuxième palier de décompression : retour au cocon de la Business. Quatre heures de films, grands crus, mets délicats et détente grâce à un personnel en cabine aux petits soins.
Malgré tout, l'on ressentira inévitablement, à l'arrivée, en s'extirpant de ce cocon, comme un vertige...

 

*À l'invitation d'Air France.

 

 

 

Une coupe de champagne dans un cocon. C'est ainsi que débute l'escapade parisienne sur le tarmac de Beyrouth. En septembre dernier, Air France inaugurait le premier vol Paris-Beyrouth équipé de ses nouvelles cabines. Ces dernières sont au cœur d'une stratégie de montée en gamme de la compagnie française qui a déboursé un peu plus de 560 millions de dollars pour la rénovation de sa flotte long-courrier. Parmi les lignes bénéficiant de ces nouvelles cabines, de la classe « Economy » à « La Première », la liaison Paris-Beyrouth. Soit quatre heures et quelque de voyage, quand il se déroule en classe affaire, dans un cocon. Un cocon parce qu'avec quatre sièges (qui peuvent se mettre en position totalement horizontale) au lieu de sept par rangée, l'accès à l'allée est direct : finies les acrobaties pour enjamber...
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