« Madame Claude », Fernande Grudet de son vrai nom, était la célèbre tenancière française d’un réseau de prostitution de luxe dans les années 1960-1970. Michel Gangne/Archives/AFP
« Madame Claude », Fernande Grudet de son vrai nom, célèbre tenancière française d'un réseau de prostitution de luxe dans les années 1960-1970, est décédée samedi à 92 ans, selon son acte de décès rendu public hier. Fernande Grudet est morte à Nice, où elle vivait depuis une quinzaine d'années et était hospitalisée depuis environ deux ans, a précisé l'un de ses proches. Cette femme proxénète, aux allures de grande bourgeoise, a régné pendant une vingtaine d'années sur un réseau de 500 femmes et une poignée de garçons, qui se vendaient pour 10 000 ou 15 000 francs la nuit (1 500 à 2 300 euros) en lui laissant une commission de 30 %. Son credo ? Rendre « le vice joli » avec des filles qui n'ont pas l'air de prostituées et des clients dans les plus hautes sphères – hommes politiques et chefs d'État français et étrangers, comme le chah d'Iran ou John F. Kennedy, célébrités du cinéma ou hommes d'affaires. En échange des confidences recueillies sur l'oreiller par les filles de « Madame Claude », celle-ci s'était assurée les meilleures protections, celle de la Brigade mondaine et celle du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage. Mais l'arrivée de Valéry Giscard d'Estaing au pouvoir et le renforcement de la lutte contre le proxénétisme au milieu des années 1970 sonnent la fin de ses protections au plus haut niveau. Madame Claude, malgré une fuite aux États-Unis, sera condamnée et incarcérée plusieurs fois, jusque dans les années 1990, après avoir monté un nouveau réseau.
(Source : AFP)


EXPERTE DES MÉFAITS DE LA VERTU ET DES BIENFAITS DU VICE... ADEPTE DE SADE...
12 h 26, le 23 décembre 2015