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Culture - En Librairie

Toutes les amours de l’été, même si l’été s’en est allé...

Une fois de plus Grégoire Delacourt a frappé. Fort. Son dernier roman « Les quatre saisons de l'été » (J-C Lattes, 268 pages), avec le sempiternel thème de l'amour, fouillé jusqu'à la substantifique moelle, s'inscrit dans la lignée des narrations qui surprennent, émeuvent et bouleversent. Avec mélo et tutti quanti...

Grégoire Delacourt.

Avec une voix d'écrivain qui a gardé son ton, mais renouvelé son stock d'images et surtout apporté un éblouissant bouquet de mots aux fragrances étourdissantes (un talent de botaniste inspiré !) où les fleurs ont tous les symboles, tous les parfums, toutes les couleurs ; avec sa simplicité d'écriture, moderne, subtile, élégante, teintée de poésie, d'un brin d'humour et de tendre ironie, l'auteur de La liste de mes envies (qui a caracolé au top des ventes !) récidive dans la voie du succès avec son cinquième roman. Et offre aux lecteurs un moment de bonheur conjuguant adroitement trame bien troussée, style fluide (avec quand même quelques lapalissades, poncifs et d'agaçants trémolos !) et personnages de tous les jours aux traits qui ne laissent pas indifférents.

Sur un rythme de Cabrel
Tout commence sur la plage du Touquet sur un air de chanson de Francis Cabrel, dans une France qui semble plus préoccupée de ses battements de cœur que de ses crises sociales, en cet été où les vacanciers flânent entre dunes, digues, bars et côtes accueillant des vagues qui viennent s'épanouir ou mourir le long du sable blond. Avec des souvenirs à la pelle qui remplissent et débordent des pages.
Histoire de cœur, de corps, de désir, de plaisir, de solitude, de maladie, d'abandon, de séparation, de retrouvaille. Faut-il qu'amour rime avec toujours ? C'est un peu l'acharnement et le pari – bien triste quand même –, de Grégoire Delacourt. Comme pour vider jusqu'au fond cette malle, boîte de Pandore et cet inexplicable besoin – ou peut-être parfaitement explicable sentiment de fragilité et vulnérabilité de l'être –, qu'on désigne par le terme à la fois magique et maléfique d'amour.
L'amour, grande affaire de la vie, a la part léonine dans ces récits fourmillants de détails, frétillants de sensualité où justement les intermittences de cœur font le canevas, la tessiture et l'essence d'un parcours humain. L'amour, rien que l'amour, tout le reste est littérature !
Quatre couples dont l'âge s'échelonne de la prime jeunesse aux cheveux plus que grisonnants, pour tout dire allant des tranches de 15 ans à 75 ans en passant par 35 et 55 ans, sont les héros sémillants, désabusés, détruits, recomposés, romantiques et fringants de ces pages.
Riche éventail traduisant toutes les nuances de la notion de couple, les fantasmes de l'esprit, l'attente des aspirations, le besoin de se réaliser et les frissons du corps.

Mi-mélo, mi-bluette
À l'ombrelle de l'été, saison de l'amour où s'exposent les corps au soleil, où les peaux ont les vibrations les plus sensuelles, comme autant de radars infaillibles pour capter toute onde, les amoureux, indomptables cabris pour retrouver « l'autre », se frôlent, se côtoient, se guettent, fusionnent, se séparent. Ainsi est la vie et ainsi sont les sentiments qu'on voudrait parfois immuables ou éternels mais qui, imprévisibles, nous dépassent et fuient comme anguilles sous roches.
Quatre amours différentes dans leur jeunesse, leur (im)maturité, leur désir, leur stabilité, leur turbulence, leur sérénité, leur violence. On aime comme on peut, du mieux qu'on peut, semble dire en toute joyeuse impudeur Grégoire Delacourt. Avec un goût prononcé pour brosser des portraits, surtout ceux des femmes. Ici, c'est le beau sexe qui a la part belle. Des descriptions ardentes, fébriles, osées, pour cerner l'essence, la fantaisie, la libération et la servitude des amazones du XXIe siècle. Avec cette rage au cœur et au corps pour se saisir du bonheur.
On lit avec plaisir ce livre qui mêle le mélo à la bluette et où abondent une kyrielle de personnages de tous bords en un roman choral. Avec en figure de proue surtout des visages et des corps féminins, jamais apaisés, jamais assouvis. Presque toujours en tourmente dans cette parité homme/femme.
À travers une écriture tendue et usant avec largesse d'un certain lyrisme, quête frénétique du couple. Couples fusionnels bien entendu sous une plume sans impudence et dans une volonté de transparence pour parler du désir et du droit au bonheur, du moins ce qu'on croit être le bonheur !

Avec une voix d'écrivain qui a gardé son ton, mais renouvelé son stock d'images et surtout apporté un éblouissant bouquet de mots aux fragrances étourdissantes (un talent de botaniste inspiré !) où les fleurs ont tous les symboles, tous les parfums, toutes les couleurs ; avec sa simplicité d'écriture, moderne, subtile, élégante, teintée de poésie, d'un brin d'humour et de tendre ironie, l'auteur de La liste de mes envies (qui a caracolé au top des ventes !) récidive dans la voie du succès avec son cinquième roman. Et offre aux lecteurs un moment de bonheur conjuguant adroitement trame bien troussée, style fluide (avec quand même quelques lapalissades, poncifs et d'agaçants trémolos !) et personnages de tous les jours aux traits qui ne laissent pas indifférents.
Sur un rythme de CabrelTout commence sur la plage du...
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