Mgr Raï recevant hier le corps judiciaire des tribunaux ecclésiastiques maronites. Photo Ani
Jugeant « désormais intolérable » la vacance présidentielle, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, continue d'estimer « sérieuse » l'initiative Frangié-Hariri, considérée comme en perte de vitesse. Il a incité hier « les blocs parlementaires et politiques à examiner et se concerter au sujet de l'initiative nouvelle et sérieuse » lancée par Saad Hariri et Sleiman Frangié, et « s'entendre sur une formule nationale globale permettant d'élire au plus vite un nouveau président ». « Ce faisant, ils auront respecté la Constitution et assumé leurs responsabilités premières », a souligné le dignitaire religieux chrétien.
Le patriarche a insisté à nouveau sur les conséquences de la vacance présidentielle sur la bonne marche des institutions, la paralysie qu'elle entraîne au niveau des pouvoirs exécutif et législatif, l'état de laisser-aller qu'elle favorise au sein des institutions, la violation des lois qu'elle permet et la corruption qui s'ensuit.
Le chef de l'Église maronite a également cité la croissance de la dette publique, une crise économique aiguë et une situation sécuritaire fragile, comme autant de raisons supplémentaires pour mettre fin à une situation de « non-État ».
Le siège présidentiel est vacant depuis dix-neuf mois, auxquels s'ajoutent les deux mois constitutionnels précédant l'expiration du mandat du président sortant, précise-t-on.
Le patriarche Raï a tenu ces propos en accueillant le corps judiciaire des tribunaux ecclésiastiques maronites, à l'ouverture de l'année judiciaire 2015-2016. Il a par ailleurs évoqué les grandes lignes du motu proprio du pape François sur les nouvelles dispositions réglementant les actions en annulation de mariage, et les grandes responsabilités que l'évêque doit assumer sous ce nouveau régime.
Il l'a fait en présence des évêques Hanna Alwan (tribunaux unifiés de première instance), Élias Sleiman (tribunal d'appel) et Maroun Ammar (supervision de la distribution de la justice).


C'EST UNE SOLUTION POSSIBLE AUJOURD'HUI... IL FAUT SAISIR LA CHANCE POUR TIRER LE PAYS DU PRÉCIPICE Où L'ABRUTISSEMENT GÉNÉRAL (CERTES DES UNS ÉNORMÉMENT PLUS QUE CELUI DES AUTRES) L'A PRÉSIPITÉ...
19 h 14, le 19 décembre 2015